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Aube religieuse

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La aube religieuse est une en variant de la Aube, un genre de poésie trobadoresca. En l'aube, le poète exprime un souhait que arrive le matin, et donc qu'il reste enrere la nuit. Le matin est le symbole de la gloire divine, de la grâce, de la Vierge, que est la dame auquel tout le monde peut exprimer son amour, sans besoin de faire servir un senhal-, etc. En revanche, se craint ou se malparla de la nuit, que est le symbole de temptacions, du pecat.

Bien que les aubes affectueuses sont plus abondantes, entre les trobadors catalans pouvons trouver quelque aube religieuse comme celle-ci de Cerverí de Gérone. En elle le trobador souhaite, à l'inverse du que passe avec les amoureux clandestins, que arrive le jour parce que se finissent les neguits et les dangers de la nuit. Le jour portera la lumière que veut celui qui ne doit pas cacher rien.


Et
Axi con ciel c'anan erre la voie
que dix tener, can va ab nuit frotte,
e te chemin nal e brau, qui l'arrête,
e non sab loc, ne chemin, où se sia,
sufren mal temps ab regart de mourir,
soy eu, tellement ne pusc faire ço que desir:
que vis fenir la nuit, coençan l'aube.

IIème
Que·l chemin ay erré que far devait:
tellement me se la nuytz faire'e salvatg'e dur,
e·l temps tellement braus qu'ez où mays va mays, piyura;
pour que, ne say où m'an ne où m'estia:
qu'enan non pusc aller ne romanir,
ne pusc lo temps laxar ne.l pusc souffrir,
pour que, m'albir que m'an trop tardan l'aube.

III
est siècles fals la lui nuit qui·m laguia:
chemin d'enfer, temps braus, plein de rancura,
e vaux de pleurs: ço ditz Saint'Écriture.
E l'enfans paucs can nays ou signifia,
c'ab ab douleurs yug'e·y esta, ez exir
no·n peut ses pleur. Ver Dix, faitz m'esclarzir
pour dryt suivre lo chemin denan l'aube.

IV
Eu ne soy ges ciel qui est-ce qui va à se amia
de nuyt, cher cil cuy m'autrey m'assure,
pessan à leys; e d'autre n'en ay soin,
e lays la nuyt, e voil prendre·l clair jour:
cher il ne craint pas lauzenjar ne mal dire,
enans lui pusc ab jorn denan venir:
pour qu·eu asir la nuit, desiran l'aube.

V
Altr'amador say c'à ir'e feunia
can ab sidons se, e descre e jure
can les jorns vient e la nuytz tellement pauc dure,
e jamais jorn ne aube ne volria;
ez u, cher tellement dure la nuytz, cossir,
c'ab nuit ne pusc de leys cuy soy, jausir,
ne·l lum chausir que·ns fait clair e grand l'aube.

VIN
Gaugs s'e lutz, stella que·l mon guide,
e anc ne fo domna d'aytal natura,
c'où mays sofer de preyadors, melura;
e sos Espos far ço que ne ferait pas
nuylls altr'espos, cher platz-lui, can servir
vient s'espoza, amar e obezir:
qu'se ses falir que·ns va·l jorn mostran aube.

VIIème
D'est'aube dix totz on aver desir,
c'om ses l'aube ne peut pas au jorn venir
ne·l Seul chausir, ne devez azirar l'aube.

VIII
Le nobles reys de Mayllorca sab dire
e far tout mouton, e·l segle·l doit servir
e obezir, seven e honran l'aube.
Et
Ainsi que celui que camínant erre le chemin
que doit suivre, quand porte sur nuit obscure,
et il a du chemin mauvais et difficile, que l'arrête,
et il ne sait pas la place, ni le chemin, où est,
souffrant mal temps en danger de mourir,
je suis je, tellement impuissant de faire celui qui souhaite:
qu'il vît finir la nuit, commencer l'aube.

IIème
Parce que le chemin que devait faire ai erré:
tellement fauve et sauvage et dure m'est la nuit,
et le temps tellement mauvais que comment plus va plus empire;
pour lequel chose ne sais pas où vais et où me suis:
qu'endavant ne peux pas aller ni me rester,
ni je peux le temps oublier ni le souffrir,
pour le que m'imagine que trop je suis en train d'arriérer l'aube.

III
Ce siècle fals est la nuit que m'entreté:
chemin d'enfer, temps inhòspit, plein de rancúnia,
et vall de pleurs: ce dit la Sacrée Écriture.
Et l'infant petit quand naît l'indique,
que avec des douleurs joue et appel, et sortir
ne peut pas sans des pleurs. Dieu véritable, faites-moi lumière
pour droit suivre le chemin que donne à l'aube.

IVème
Je ne suis pas celui qui est-ce qui va à son amie
de nuit, cher celle à qui me livre m'il est
en train de penser en elle; et il rentre autre chose ne me soucie
et je laisse la nuit, et je veux arriver au jour clair:
parce qu'elle ne craint pas la calúmnia ni la maledicència,
mais que lui je suis en train de durer le jour devant aller:
parce que j'odio la nuit, tout en souhaitant l'aube.

V
Sais d'un autre amant que s'irrite et s'altére
quand avec sa dame se trouve, et et blasfema et il jure
quand arrive le jour et la nuit tellement peu dure,
et jamais voudrait le jour ni l'aube;
et je, que pense que la nuit est tellement longue,
parce que de nuit ne peux pas fruir de celle de qui est-ce qui suis,
ni sortir la lumière que fait claire et grande l'aube.

VIème
Goig est et lumière, étoile que le monde guidez,
et jamais exista dame de telle natura,
que quand plus pregadors souffre, plus s'enalteix;
et son Époux fait cela que ne ferait
pas tête autre époux, puisque lui plau que se serve
son épouse, (et soyez) amada et obéie:
parce qu'est sans faute que l'aube nous montre le jour.

VIIème
De cette aube doit avoir souhait tout le monde,
puisque sans l'aube ne peut pas arriver le jour
ni le seul sortir, ne se doit odiar l'aube.

VIII
Le noble roi de Majorque sait dire
et faire tout bien, et le monde le doit servir
et obéir, tout en servant et en honorant l'aube.

Agraïments

L'information pour faire cet article s'a extrait des trobadors catalans avec son autorisation.


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