Visite Encydia-Wikilingue.comment

Azalais de Porcairagues

azalais de porcairagues - Wikilingue - Encydia

Azalais de Porcairagues.

Azalais de Porcairagues a été une trobairitz de fins du siècle XIIème. De sa biografia, poca chose en savons. De fait, l'information que nous a arrivé jusque aujourd'hui en jour est grâce à sa "Vie": [1]

"En Azalais de Porcarages si fo de l'encontrada de Monpeslher, gentils dòmna t'ensenhada. T'enamorèt se de En Gui Guerrejat, qu'èra fraire d'En Guilhem de Monpeslher. E la dòmna si savait trouver, te fez de lui mantas bonas cansós"[2]

Aujourd'hui en jour s'envisage que Porcairagues se correspond avec la localitat de Portiranhas, entre Agde et Besièrs, même si ne semble pas qu'il formât de la part des familles nobles du site. De fait, aussi se sait qu'il passa grande part de sa vie à Montpellier.

Un détail important enveloppe ce personnage est que s'agit de la première trobairitz de nom connu. Tout et ce, jusqu'à nos jours ne nous a arrivé plus qu'une chanson de 52 vers. Le reste de son oeuvre s'a perdu. Malgré tout, il semble qu'en son époque a atteint être comparée à d'autres trobairitz comme Beatritz de Jour, la Comtessa de Jour, ou Castelloza.

La composition trobadoresca que nous a arrivé est un poème intéressant, entre d'autres motifs, pour la fraîcheur de la sensibilitat féminine, quand la femme, castament, il parle des relations affectueuses avec son ami et comme celles-ci vont en avançant. En concret en ce poème parle du moment en què le cavalier et la dame doivent aller au-delà en sa relation sans céder ni un pas à la temptació. En le langage de la "politesse" trobadoresca ce moment est le "assag". Cette preuve de patience amoureuse, il peut durer autant de temps comme la dame souhaite, puisque le homme a promis n'opposer rentre obstacle. c'est pour ce que comme cavalier doit respecter ces termes. Tout et cet en la composition ne laisse pas de respirer une certaine ambiguïté entre cette preuve affectueuse et le combat de la même. Au capdavall un jeu de rimes que embellit encore plus le poème. Cette chanson semble que s'a composé après la morte du trobardor Rimbaut d'Orange (cousin de Gui Guerrejat et grand ami d'Azalais de Porcairagues)devenue le 1173.[3] À la revenue du poème semble qu'il mentionne à Ermengarda de Narbona, mecenes et protectora d'Azalais.[4]


AR ME À LE FREG TEMPS VENGUT

Ar me à le freg temps vengut
que-l gels e-l neiges e la fanha
e l'auzelet sont muet
qu'vous de chantar non s'afranha
e sommeil sec lui bouquet pour les plais
que fleurs ni folha ne-et nais
ni rossinhols ne-et il crie
qu'am s'en jamais me reissida.

Tellement de ai lo coeur deceubut
pour qu'eu soi à totz estranha 
e sai que l'om à perdu
mout plus tost que non gazanha 
e s'eu falh ab motz verais
d'Aurenga me meus l'esglais 
pour qu'eu m'estauc esbaida
e-n pert solatz en départ. 

Domna met mout mal s'amour
que ab riche ome plaideia 
ab plus aut de vavassor
e s'ilh ou fai ilh foleia 
cher son ditz om en Velai
que ges pour ricor non vai 
e domna que en se chauzida
en tenc pour envilanida.

Ami ai de grande valeur
que enveloppe totz senhoreia 
e non à coeur trichador
vas me que s'amour m'autreia 
eu digue que m'amours l'eschai
e ciel que dis que non fai 
Dois lui don mal'escarida
qu'eu m'en tenh fort pour guerida.

Bels amis de bon talan
sommes ab vos totz jors en gatge 
cortez'e de bel semblan
seul ne-m demandetz outratge 
tost en veirem à l'essai
qu'en à vous merce-m metrai 
vos m'avetz la foi plevida
que ne-m demandetz falhida.

À Dix coman Bel Esgar
e plus la ville d'Aurenga 
e Gloriet'e-l Caslar
e lo senhor de Proensa 
e tout quand veut mon bien lai
e l'arc où sommeil fag l'assai 
celui perdei qu'à ma vie
e-n serai totz jorns marrida. 

Joglar que avetz coeur gai
voyez Narbona portatz lai 
ma chanson ab la fenida
lei cui jois e jovens guida. 
MAINTENANT ARRIVONS Au TEMPS FROID.

Maintenant arrivons au temps froid
le de les gebrades, de la neige et le vase.
Les ocellets ne disent pas rien
ni s'hâtent à chanter.
Les branches des arbres sont sèches
ni fleurs ni fulles il y a.
Ni le rossinyol refila
tellement de que me plaît quand au mai me réveille.

j'ai le coeur tellement déçu
que je semble de l'étrangère.
Et je sais que l'homme se perd
plus vite que se gagne!
Et si ruinés avec des mots sincères 
est que d'Orange me vient la douleur
puisqu'ainsi entravée
perds en part ma joie.

Une dame case très mal son amour
quand un riche homme lui plaît.
Si le fait plus élevé qu'un vassall,
il commet de la folie
puisqu'il s'appelle ainsi à Velay
que l'amour ne va pas avec la richesse
et la dame que a été choisie
il l'envisage comme dégradée.

j'ai un ami de grand mèrit
que surpasse le reste de messieurs
et il n'a pas le coeur trompeur
envers moi, puisque me donne son amour.
je dis que mon amour lui correspond
et à n'importe qui dit que ne le fais.
Dieu lui donne l'occasion
Puisque me porte bien et me protège.

Beau ami, de bonne faim
pour toujours m'ai engagé avec vós
cortesa et de formoses façons
seulement sinon me demandent rien d'ultratjant.
Bientôt aurons la preuve
puisque me mettrai à mercè de vós
et m'avez juré pour foi
que ne me demanderiez faillir.

À Dieu recommande Bel Esgar
et plus encore la ville d'Orange
et Gloriette et le château et le monsieur
de Provença
et tous ceux celui qui m'apprécient de là
et l'arc, où s'est devenu le combat.
je vais perdre celui qui a ma vie
et toujours soustrairai attristée.

Joglar que avez au coeur gai
vers Narbonne, emportez-vous là
ma chanson, avec la fin
après que la joie et la jeunesse vous guident.

Notes

  1. La Vie est le terme occitan fait servir pour décrire une brève biografia en prosa d'un trobador ou trobairitz. Cette brève information biogràfica accoutumait à prececir les compositions d'un auteur en les ramasses manuscrits de poésie médiévale (les dénommés Cançoners). Un autre sujet est envisager l'autenticitat de ces "vies". D'autre bande, en beaucoup de occasions ces "vies" allaient accompagnées de "razós" (petit écrit où se détaillent les circonstances en què s'a produit la composition du poème.
  2. En Azalais de Porcairagues était de la région de Montpellier, dame noble et formée. Se tomba amoureux d'En Gui Guerrejat, que était frère de Guilhem de Montpellier. Et la dame savait composer et il va faire enveloppe il beaucoup de bonnes chansons.
  3. c'est pour ce motif que il y a qui est-ce qui a agi cette composition comme un plany ou planh, plus que ne pas une chanson.
  4. Ces deux références ont permis de dater historiquement cette trobairitz à la deuxième moitié du siècle XIIème.

Références

Le Moyen age. Mille ans d'Histoire. Les troubadours

Littérature médiévale occitane