Azalais de Porcairagues a été une trobairitz de fins du siècle XIIème. De sa biografia, poca chose en savons. De fait, l'information que nous a arrivé jusque aujourd'hui en jour est grâce à sa "Vie": [1]
"En Azalais de Porcarages si fo de l'encontrada de Monpeslher, gentils dòmna t'ensenhada. T'enamorèt se de En Gui Guerrejat, qu'èra fraire d'En Guilhem de Monpeslher. E la dòmna si savait trouver, te fez de lui mantas bonas cansós"[2]
Aujourd'hui en jour s'envisage que Porcairagues se correspond avec la localitat de Portiranhas, entre Agde et Besièrs, même si ne semble pas qu'il formât de la part des familles nobles du site. De fait, aussi se sait qu'il passa grande part de sa vie à Montpellier.
Un détail important enveloppe ce personnage est que s'agit de la première trobairitz de nom connu. Tout et ce, jusqu'à nos jours ne nous a arrivé plus qu'une chanson de 52 vers. Le reste de son oeuvre s'a perdu. Malgré tout, il semble qu'en son époque a atteint être comparée à d'autres trobairitz comme Beatritz de Jour, la Comtessa de Jour, ou Castelloza.
La composition trobadoresca que nous a arrivé est un poème intéressant, entre d'autres motifs, pour la fraîcheur de la sensibilitat féminine, quand la femme, castament, il parle des relations affectueuses avec son ami et comme celles-ci vont en avançant. En concret en ce poème parle du moment en què le cavalier et la dame doivent aller au-delà en sa relation sans céder ni un pas à la temptació. En le langage de la "politesse" trobadoresca ce moment est le "assag". Cette preuve de patience amoureuse, il peut durer autant de temps comme la dame souhaite, puisque le homme a promis n'opposer rentre obstacle. c'est pour ce que comme cavalier doit respecter ces termes. Tout et cet en la composition ne laisse pas de respirer une certaine ambiguïté entre cette preuve affectueuse et le combat de la même. Au capdavall un jeu de rimes que embellit encore plus le poème. Cette chanson semble que s'a composé après la morte du trobardor Rimbaut d'Orange (cousin de Gui Guerrejat et grand ami d'Azalais de Porcairagues)devenue le 1173.[3] À la revenue du poème semble qu'il mentionne à Ermengarda de Narbona, mecenes et protectora d'Azalais.[4]
AR ME À LE FREG TEMPS VENGUT Ar me à le freg temps vengut que-l gels e-l neiges e la fanha e l'auzelet sont muet qu'vous de chantar non s'afranha e sommeil sec lui bouquet pour les plais que fleurs ni folha ne-et nais ni rossinhols ne-et il crie qu'am s'en jamais me reissida. Tellement de ai lo coeur deceubut pour qu'eu soi à totz estranha e sai que l'om à perdu mout plus tost que non gazanha e s'eu falh ab motz verais d'Aurenga me meus l'esglais pour qu'eu m'estauc esbaida e-n pert solatz en départ. Domna met mout mal s'amour que ab riche ome plaideia ab plus aut de vavassor e s'ilh ou fai ilh foleia cher son ditz om en Velai que ges pour ricor non vai e domna que en se chauzida en tenc pour envilanida. Ami ai de grande valeur que enveloppe totz senhoreia e non à coeur trichador vas me que s'amour m'autreia eu digue que m'amours l'eschai e ciel que dis que non fai Dois lui don mal'escarida qu'eu m'en tenh fort pour guerida. Bels amis de bon talan sommes ab vos totz jors en gatge cortez'e de bel semblan seul ne-m demandetz outratge tost en veirem à l'essai qu'en à vous merce-m metrai vos m'avetz la foi plevida que ne-m demandetz falhida. À Dix coman Bel Esgar e plus la ville d'Aurenga e Gloriet'e-l Caslar e lo senhor de Proensa e tout quand veut mon bien lai e l'arc où sommeil fag l'assai celui perdei qu'à ma vie e-n serai totz jorns marrida. Joglar que avetz coeur gai voyez Narbona portatz lai ma chanson ab la fenida lei cui jois e jovens guida. |
MAINTENANT ARRIVONS Au TEMPS FROID. Maintenant arrivons au temps froid le de les gebrades, de la neige et le vase. Les ocellets ne disent pas rien ni s'hâtent à chanter. Les branches des arbres sont sèches ni fleurs ni fulles il y a. Ni le rossinyol refila tellement de que me plaît quand au mai me réveille. j'ai le coeur tellement déçu que je semble de l'étrangère. Et je sais que l'homme se perd plus vite que se gagne! Et si ruinés avec des mots sincères est que d'Orange me vient la douleur puisqu'ainsi entravée perds en part ma joie. Une dame case très mal son amour quand un riche homme lui plaît. Si le fait plus élevé qu'un vassall, il commet de la folie puisqu'il s'appelle ainsi à Velay que l'amour ne va pas avec la richesse et la dame que a été choisie il l'envisage comme dégradée. j'ai un ami de grand mèrit que surpasse le reste de messieurs et il n'a pas le coeur trompeur envers moi, puisque me donne son amour. je dis que mon amour lui correspond et à n'importe qui dit que ne le fais. Dieu lui donne l'occasion Puisque me porte bien et me protège. Beau ami, de bonne faim pour toujours m'ai engagé avec vós cortesa et de formoses façons seulement sinon me demandent rien d'ultratjant. Bientôt aurons la preuve puisque me mettrai à mercè de vós et m'avez juré pour foi que ne me demanderiez faillir. À Dieu recommande Bel Esgar et plus encore la ville d'Orange et Gloriette et le château et le monsieur de Provença et tous ceux celui qui m'apprécient de là et l'arc, où s'est devenu le combat. je vais perdre celui qui a ma vie et toujours soustrairai attristée. Joglar que avez au coeur gai vers Narbonne, emportez-vous là ma chanson, avec la fin après que la joie et la jeunesse vous guident. |
Le Moyen age. Mille ans d'Histoire. Les troubadours
Littérature médiévale occitane