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Guillem de Berguedà

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Guillem de Berguedà; à cheval. Miniatura, très semblable à la de Bertran de Born, en un Cançoner du siècle XIIIème.

Guillem de Berguedà (1130?-1195/1196) est le trobador de nous ont arrivé plus textes. À part de l'information que nous offre la vie de Guillem de Berguedà que se trouve en les Cançoners, celui qui pouvons connaître enveloppe le trobador nous atteint través de documents de l'époque et de ses propres compositions.

Table de contenus

Vie

Le vescomtat de Berguedà dépenait du comté de Cerdanya et les premières nouvelles que s'ont des vescomtes sont du siècle Xème. en 1131 apparaît documenté Guillem de Berguedà, père du trobador, avec motif de rendre hommage à Huguet de Mataplana, de avait un faites; mais ce ne est pas jusque 1138 que apparaît la première menció du trobador, quand se voit sa firme enfantine au côté de la de son père en un document officiel. Écrits arrière nous indiquent qu'il avait trois frères plus petits: Ramon, Berenguer et Bernat. Possiblement l'enfance et jeunesse de Guillem de Berguedà a passé comme la de autres personnages de cette époque: un temps de formation autant en l'aspect físic comment culturel en une Catalogne que était encore en procès de formation, avec étroit contact avec les territoires occitans, et en què les querelles internes que s'ils étaient en train d'alterner avec les guerres avec les sarraïns étaient le cadre de fond.

Guillem de Berguedà avec deux dames

Quelques sirventesos nous donnent nouvelle de son emprisonnement pour plusieurs délits avant de 1175 , mais ce fut cette date celui qui marque de forme claire sa vie arrière. Les 3 mars de cette année tua à trahison, c'est à dire, de forme n'honorable, Ramon Folc IIIème de Cardona, personnage que devait odiar profondément au trobador, que l'avait insulté et humilié en plusieurs sirventesos, et contre lequel devait avoir utilisé le grand pouvoir que avait à Catalogne et en la cour du roi Alfons Et sans autres résultats que faire encore plus virulents les attaques du trobador et le porter enfin à la morte. Les conséquences de l'assassinat fussent immédiates, Guillem de Berguedà dut se cacher et fuir, enfin, de Catalogne et, à plus, ce fut dépouillé du titre de vescomte que lui correspondait comme fils plus grand, bien qu'hérita les possessions familières, duquel jamais a pu amuser avec tranquil·litat. Pendant sept années ne se trouvent des références du trobador, bien que pouvons imaginer sa vie de fugitiu, sans des amis que l'aidassent pour peur aux represàlies que pouvaient souffrir et peut-être aussi à cause -si réellement se vérité celui qui indique la Vie du Cançoner- de l'habitude de Berguedà de ne respecter des femmes, filles et soeurs; il semble que seulement lui fit côté Arnau de Castellbò, avec qui est-ce qui Berguedà entretint une relation soutenue et à qui aida et il défendit en plusieurs occasions. Tout et ainsi, il semble que le trobador pouvait avoir réuni en cette époque un petit groupe d'hommes que agissaient hors la loi pour le territoire catalan. Aussi est de cette époque le peregrinatge que fit à Compostel·la.

Carte avec les châteaux de Guillem de Berguedà et quelques topònims liés avec le trobador (du livre de Martí de Riquer "Les poésies du trobador Guillem de Berguedà").

Pendant la décade des 80 se revient à trouver documentation enveloppe le trobador. Ainsi en le testament de son père, le 1183 , il figure comme héritier des châteaux de Madrona (connu comme Château Berguedà), Casserres, Puig-reig, Espinalbet et Montmajor et le fit qu'il avait pour Hug de Mataplana. À través de quelques sirventesos du grand trobador provençal Bertran de Born, que était bon ami à il, nous connaissons l'enemistat que eut avec le roi Alfons Et, même si en 1185 et suivants semble qu'il avait fait les paix avec le monarque, puisque figure en plusieurs occasions en son seguici, comme en l'entretient que le monarque célébra le 14 avril 1185 au château de Najac de Roergue avec le roi et aussi trobador Ricard Et Coeur de Lion, en ce moment porte d'Aquitània et comte de Poitiers et plus tard roi de Anglaterre (1189), afin de renforcer son aliança contre le comte de Toulouse. Du 1187 se conserve le testament original de Guillem de Berguedà, en què laisse le château de Puig-reig et la place de Fenollet à la orde du Temple, alors que le reste de possessions, excepte quelques biens moindres que devront aller au orde de l'Hôpital, ils passeront à son frère Berenguer, que en devra donner une quatrième part à Bernat. Tout plegat le retiendront les moines du Temple jusque que ce soient payés les dettes que le testador avait contracté. Les testament nous indique, comme déjà avons insinuat, le pouvoir feudal et économique du trobador: cinq châteaux avec des cavaliers et vassalls et les terres correspondantes, plusieurs places et fermes au Grand et Bas Berguedà, feus à la Cerdanya, et droits à Caldes et Sentmenat du Vallès. Le document aussi nous permet déduire que ne s'avait marié et qu'il n'eut pas de la descendance directe reconnue.

Après signé le testament disparaît de la mainada réelle et le revenons à savoir enemistat avec le roi Alfons Et, à qui est-ce qui escarneix en un sirventès. Le 1190 , Guillem de Berguedà ofès avec le roi et odiat pour l'arquebisbe de Tarragona, il annonce en un sirventès adressé à son ami Arnau de Castellbò que se dirige à la cour de Alfons VIIIème de Castille, en ce moment allié au roi de Navarre contre Alfons d'Aragón.

L'unique grille qu'il soustrait du château de Montmajor. Actuellement seulement restent rares vestiges des anciens châteaux de Guillem de Berguedà.

Les dernières années de la vie du trobador se caractérisent pour son intervention en les luttes feudals en territoire catalan, principalement en celui qui eurent le vescomte Arnau de Castellbò et Ponç de Cabrera contre le roi et l'évêque et le comte d'Urgell. en 1195, son ami Bertran de Born, que comment il avait lutté et provoqué beaucoup de discòrdies, il manifesta en un poème son penediment pour la vie que avait porté et il demandait à Berguedà que réfléchît enveloppe le passé et il suivît son exemple. Peu cas de ces vers a fait le trobador, que continua avec ses querelles, encore plus seul et plus coursé qu'en autres temps, mais en même temps plus amenaçador que jamais. Et tellement violentament comme a habité est mort, assassiné pour un soldat que sûrement accomplissait les ordres de quelqu'un de ses ennemis. La morte arriva entre 1195 et 1196.

Oeuvre

Se conservent 31 poésies de Guillem de Berguedà, plus une d'atribució douteuse.

Normalment en parlant des compositions des trobadors s'avoir grouper -si se peut- en des cycles de chansons de lloança à déterminées des dames. À propos de Guillem de Berguedà est impossible le faire ainsi, d'accord avec l'amour, oui que se peut faire, en changement, d'accord avec l'haine. Ainsi pouvons parler de trois cycles de sirventesos:

Le reste de son oeuvre la composen plusieurs sirventesos: contre le roi Alfons Et, R. Folch de Cardona, etc.; et, à plus, autres compositions comme des chansons, tençons, partiments.

S'envisage un trobador d'estrofisme fort original, imité pour les trobadors arrière, et d'un domaine important du vers.

Textes

Se commencera avec les trois cycles de sirventesos que s'ont mentionné plus amunt. En première place, la poésie contre Pere de Berga. il faut faire remarquer comme Estefania, la femme de Pere Berga et le propre mari apparaissent dénommés comme "Sogres". Peut-être le trobador fait référence à un mariage avec une fille de ses voisins que ne s'a atteint réaliser pour tort du père, ou les envisageait sogres parce qu'avait eu des relations avec une fille à elle? Soyez comme soit, le traitement donné aux époux est complètement opposé: un des thèmes du sirventès insiste en des éloges à Estefania, tandis que souvient les cornes que le trobador a mis à Pere de Berga. Que cet être vérité ou ce ne est pas facile de concrétiser; le vrai est, mais, que en autres sirventesos fait les mêmes affirmations. Réalité, fiction pour réussir la desqualificació de son voisin?


Et
Trop ai été sotz coa de mouton
que non chantiei de ma dompna Ma Sogra,
de la gensor que anc noiris en terre
bocha e front t'huoils clairs e rizens.
.........................................
E, foi qu·us dei, midonz, lo pros de Berga,
t'acuoil gen e coindej't'héberge.

II
E ne.vous cuidetz q'ieu m'oblit lo cordon
qe·m det l'autrier de sain gonella jaune,
pour qe.l maritz t'eu·ns mesclem de gerra,
don eu en ai faitz mains bos envazimens
e mains assautz, don Mos Sogr'se dolens,
e·m cuidet dar l'ostal de Na Ramberga:
mieus fo·l gazains la nuoit, qui est-ce qui.s veut s'et perga.

III
E prière Ihesu q'colère ni mal ne.m don,
ni gauch ni bien a·N Cogot de Savoga,
tro qe·ns vejam plan en comb'ou ou en sierra
rengat amdui ab totas nostras gens;
e parr'adoncs cals se lo plus valens
ni cals ferra mieills de sain Schirimberga,
que non se jorns pour s'amour non la terga.

IV
Gen lui pausiei los corns le capironm
que toute ren peut on dire mentre·is joga;
te à le partir ac tel corneill'gauche
que tornarai sains e sels e gauzens
à la meillor e que se plus valens;
e pour m'amour prière lui que non s'esperga,
qu'eu vauc vezer lo roi navar part Lerga.

V
À Mon Sogre trametrai ma chansson,
que par judieu q'iesca de synagogue;
e porte la·m, qui est-ce qui no·t clef ou no·t sierra,
tu, Montanier, e non estias lens,
qe riran en cavalliers e sirvens:
tel mil diront qu'Ihesus lo somerga;
c'usqux dira q'ieu meillur t'enderga.

VIN
À vos m'autrei, bonne dompna de Berga:
vos etz jusque aurs, e vostre maritz merga.
Et
j'ai été trop sous queue de moltó
sans chanter de madona ma Sogra,
de la plus gentille que jamais nourrit en terre
bouche et front et yeux clairs et riants.
......................................................
Et, pour la foi que vous dois, mon monsieur, la noble de Berga,
et il accueille gentilment et il complaît et il héberge.

IIème
Et ne vous imaginez que je m'oublie du cordó
que me donna l'autre jour de sa gonella jaune,
pour le qual le mari et je nous mêlerons en guerre,
à quoi est-ce que j'ai fait très bonnes assaillies
et beaucoup de assalts, pour les quals mon Sogre est dolgut,
et s'imagine me donner l'hostal de Na Ramberga:
à moi fut le gain pendant la nuit, qui veuille y perde.

IIIème
Et je demande à Jesús que colère et mal ne me donne,
ni goig ni bien à En Cogot de Savoga,
jusque que nous verrons clairement en coma ou en sierra
arrenglerats ambdós avec tous nostre gens;
et se palesarà aleshores qui est-ce qui est le plus courageux
et qui frappera mieux avec sain xirimberga,
parce que n'il y a pas jour que pour son amour ne l'eixugui.

IV
Gentilment lui ai mis les cornes au caperó,
que tout le monde peut le dire tandis que se joue;
et en nous séparant eut tel cornella gauche
que reviendrai sain et estalvi et joiós
à la meilleure et que se plus valuosa:
et pour mon amour lui supplie que ne se desficiï,
que je vais à voir le roi navarrès enllà de Lerga.

V
À mon Sogre trametré ma chanson,
que semble juif que sorte de synagogue;
et portez-la, si personne ne te ferme ou te barre le pas,
tu, Montaner. Et tu ne sois pas lent,
parce qu'en riront le cavalier et le servent:
mil d'ils diront que Jesús le plongea;
et chacun dira que je mieux m'élevai.

VIN
À vós m'attribue, bonne dame de Berga:
vós êtes or fin, et à vous mari merga.

Ensuite autre sirventès où le destinatari il est en train d'être Pere de Berga, mais vite le poème dérive vers l'évêque d'Urgell, Arnau de Preixens, lequel chose nous montre comme Berguedà pouvait facilement lutter, ni que ce fût dialècticament contre plus d'un ennemi. Fixez-vous qu'un début relativement doux donne pas à un grand virulència, et nous devons penser que à une bonne dose d'imagination, quand le trobador parle du priapisme de l'évêque et il détaille le danger de mort à quoi est-ce que se trouva la fille violée.

Et
Chansson ai comensada
que sera loing chantée
en est sommeil vieil ancien
que fetz en Ot de Moncada
anz que peira pausada
fût le clochier de Vich.

II
E pour tel l'ai mue
que guerre me se crue
de Mon Sogr'ab front pic,
t'er pour loing saubuda,
q'ieu non craint gab ni bruda
de nuill mon ennemi.

IIIème
Déjà Dieus noca·.m don Poilla
ni·l fort château d'Anoilla,
ni·l palaitz d'Ostalric,
s'anz que chant la granoilla
no·il enlève vieich e la coilla
du bisbaz fals mendic.

IVème
Pour Dites, be·m tenc pour blonde
si l'anel e la crosa,
pois se mon ennemi,
no·il tuoill abde sain bosa,
don tantz conz enterrosa,
ab un palm de l'espic.

Vème
Toute à nous lei torba
est bisbatz nez de courbe
ab sommeil malvatz prezic;
autant fort fot t'encorba,
so·m dis Girautz de Jorba,
Bernarda mieichpartic.

VIN
Morte dehors si·l médecin
non fût que vends d'Usetge,
qe·l menjan lui cosic;
tel colp lui det sotz petge,
c'à pauc no·il parec foie,
que caubra·i un bertic.
Et
Chanson ai commencée
que ce sera loin chantée
en ce son vieux ancien
que a fait en Ot de Moncada
avant que pierre mise
fût au clocher de Vich.

IIème
Et pour ce le ai initiée
parce que guerre m'a surgi
avec Mon Sogre de front punxegut,
et ce sera loin sue,
que je ne crains pas fatxenderia et jactància
de tête ennemi à moi.

IIIème
Que Dieu jamais me donne Espoia,
ni le fort château d'Anoia,
ni le palais d'Hostalric,
si avant qu'il chante la granota
n'arrache pas la verga et l'escrot
du bisbàs fals et misérable.

IVème
Pour Dieu, bien m'ai pour rossí
si l'anneau et la crossa,
puisqu'est mon ennemi,
ne lui prends juntament avec sa bossa,
avec lequel tellement de conys enterrossa,
avec un pam de l'espigall.

Vème
Toute notre loi torba
ce bisbàs nez de courbe
avec sommeil malvat predic:
tellement fort fot et encorba,
ce me dit Guerau de Jorba,
que migpartí Bernarda.

VIN
Dehors morte si le médecin
n'eût pas venu d'Osseja,
que lui cousit le moyen;
lui donna tel coup sous la poitrine,
que pour peu ne lui sort le foie,
que lui aurait rentré une vara.

Et directement à l'évêque d'Urgell, de qui il est en train d'écrire enveloppe la magnitud de sa verga, que fait servir ne seulement avec les femmes, mais aussi avec les hommes. ils continuent les noms propres pour donner plus versemblança aux faits narrés, ...et les exageracions habituels. Enfin demande la morte du criminel et l'intervention de l'arquebisbe de Tarragona parce que deposi le mal évêque de son charge.

Et
Un sirventes vuoill nouveau far en rim'estaign
d'un fals couronné d'Urgel, cui Dieus contraigna,
que porte majeur matrel d'un mul d'Espaigna;
autant le à grand
que avoir comtar me se affan,
que femna à qui·l coman
non sera saine d'un an.

IIème
Cème'à mi·n vends à Berguedan un'à la porte
à cui a·l bisbatz mezels la fille morte,
c'anc no·il det ab sommeil bausan mas une tora
comme tor,
si que l'étoffe du coeur
lui rompet dinz e defor;
c'à moi s'en clamet sain sor.

III
E en Arnaut en auzi clamer, ciel de Nahuga,
q'était si espes e gros que tout l'enbuga,
sia dreitz ou sia tortz, desus lui puisse
sobre·l deux,
si q'eras le à preing e gros;
qe'N Raimons de Boixados
m'ou ditz e·N Arnautz d'Alos.

IVème
D'aest évêque non se jeux, c'omes enpreigna,
mas c'om lo meta en feu e l'arda ab leigna;
ai Dieus, si déjà veirai.......................
Aicel jorn
que l'empeisses dinz un four
e qe·il trasses tout environnement
sagetaqs ab arc d'alborn!

V
l'arcivesque pregarai de Terragona
e ne.l tenrai pour leial s'aisso ne.m femme:
q'le lo toilla du porpal e que.l depona,
. l mescrezen,
qe.z hommes fot en dorment,
q'ieu ou sai bien veramen,
q'enpreinatz en à mais de cen.
Et
je veux faire un nouveau sirventès en rima bizarre
d'un fals couronné d'Urgell, que Dix esgarri,
que porte majeur martell qu'un mul d'Espagne;
autant l'a grand
que seulement le raconter me coûte,
parce que la femme à qui la confie
ne sera pas saine en une année.

IIème
Parce que à moi me vint un à la porte de Berguedà
à  l'évêque mesell a mort la fille,
bien que ne lui donna avec son bausà mois qu'une assaillie
comme un taureau,
de sorte que l'étoffe du coeur
lui rompé pour dedans et pour dehors;
duquel chose se me plaignit à moi sa soeur.

IIIème
Et à en Arnau,le de Naüja, je vais sentir s'en plaindre,
que était tellement gruixut et gros que tout l'empastifà,
ce soit droit ou ce soit tortu, à enveloppe lui monta
enveloppe le dors,
ainsi que maintenant l'a prenyat et gros;
qu'en Raimon de Boixadors
me l'a dit et en arnau d'Alòs.

IVème
Avec cet évêque ne s'y valent des jeux, parce qu'emprenya hommes,
mais que faut que on le jette au feu et le brûle avec bois;
ai Dieu, si verrai................................
Le jour
que le pousse dedans un four
et que lui tire sur à tout l'environnement
sagetes avec arc d'alborn!

V
Supplierai l'arquebisbe de Tarragona
et ne l'aurai pour loyal si ce ne me donne:
que lui lève la porpra et que le deposi,
le malcreient,
que les hommes fot tandis que dorment,
que je le sais bien certaqment
parce qu'en a emprenyat plus de cent.

Possiblement le sirventès que figure en plus antologies de la littérature catalane soyez "Cansoneta leu e plat" (1172). S'agit d'une composition contre Ponç de Mataplana que se peut envisager modèlica en plusieurs aspects. En première place, depuis le point de vue du lecteur actuel, pratiquement ne précise pas traduction, c'est un échantillon évident du dénommé "trouver leu" que se rapproche à la poésie populaire. il a, à plus, une structure thématique très équilibrée: en les trois premières estrofes se centre en le lamentable aspect físic de Mataplana et les deux dernières critiquent sa moralitat. Et au long de tout le sirventès, les deux vers du refrany que exposent le motif principal: la poca fiabilitat (la traïdoria, l'engany) comme característica principale du personnage. En ensemble, mais, celui qui faut remarquer est que possiblement réussit cela que prétendait: faire de Ponç de Mataplana un personnage comique, ridícul, grotesc; et il n'il y a pas rien plus effectif pour réussir la desqualificació de quelqu'un que faire que le gens ne se le prenne sérieusement. Ainsi donc, ce personnage avec un bras immobile, avec une bouche desdentada et avec des habitudes llicenciosos a perdu, possiblement, le respect de tout le monde. Et tout ce sans besoin de faire servir la duresa avec qu'est-ce que Berguedà s'acharnait avec l'évêque d'Urgell.

Et
Cansoneta leu e plat,
leugereta, ses ufana,
farai, e de mon Marques
du traichor de Mataplana,
q'se de engan farsitz e ples.
À, Marques, Marques, Marques,
d'engan etz farsitz e ples.

II
Marques, bien aion les peiras
à Melgur depres Someiras,
où perdetz de las dentz trois;
ne.et ten dan que las primeiras
et sommeil e non paron ges.
À, Marques, Marques, Marques,
d'engan etz farsitz e ples.

IIIème
Du bratz ne.vous pretz une figa,
que cabreilla par de poutre
e portatz lo mal estes;
ops et auria ortiga
qe.l nerf vos estendes
. À, Marques, Marques, Marques,
d'engan etz farsitz e ples.

IV
Marques, qui en vos se fia
ni à amour ni paria;
garder se devez toute voyez
qon qe.z an: an de clair jour,
de nuoitz ab vos non an ges.
À, Marques, Marques, Marques,
d'engan etz farsitz e ples.

Vème
Marques, bien se fols qui est-ce qui.s vain
c'ab vos tenga meliana
meins de brajas de cortves;
t'anc fils de crestiana
pejor costuma non mois.
À, Marques, Marques, Marques,
d'engan etz farsitz e ples.
Et
Cançoneta léger et plate,
lleugereta, sans des prétentions,
je ferai de mon Marquès,
du traître de Mataplana,
que est d'engany rempli et plein.
Ai, Marquès, Marquès, Marquès,
d'engany êtes rempli et plein.

II
Marquès, bien aient les pierres,
à Melgur, près de Someires,
où perdîtes trois des dents;
ils n'ont pas rentre dommage que les premières
encore continuent cela et ne le semble gens.
Ai, Marquès, Marquès, Marquès,
d'engany êtes rempli et plein.

IIIème
Pour le bras ne vous donne une figa,
que semble cabiró de poutre
et le portez mal répandu;
se préciserait ortiga
que le nerf vous tendît
Ai, Marquès, Marquès, Marquès,
d'engany êtes rempli et plein.

IV
Marquès, qui en vós confie
n'a pas amour ni compagnie;
il doit gaurdar-se toujours
en n'importe quelle occasion: ce soit de jour
et de nuit n'aille pas en vós nullement.
Ai, Marquès, Marquès, Marquès,
d'engany êtes rempli et plein.

V
Marquès, c'est bien fou qui est-ce qui s'il vient
de faire migdiada avec vós
sans chausses de cordovà;
et jamais fils de chrétienne
pire habitude n'a pas permis.
Ai, Marquès, Marquès, Marquès,
d'engany êtes rempli et plein.

Et encore un autre sirventès contre Ponç de Mataplana. En cette occasion, tout en continuant avec les thèmes de la composition antérieure, Berguedà fait référence à une rencontre entre tous deux, duquel sortit malparat Mataplana, et il ajoute al·lusions à sa covardia, gasiveria et aux cornes que porte.

Et
Amis marques, enqera non à très
q'ieu fin de vos coinda cansson e bon,
mas ancar en ai en talan autr'à faire,
puois mos cosseills m'ou autrej'e m'ou femme;
q'à Sailforas viron miei ennemi
l'anta q'ieu.s fin e.l afan e.l destric,
qu.le champ En Albert laissetz l'elme pour tâche:
si fossetz calvs tuich vos virant la rasca.

IIème
Q'ieu vos cuidei d'entrams los arssos traire,
sein.vous empeissi ab ma lanssa gasconne
c'à l'encorbar, sitot vos etz gabaire,
ditz qe.l vos vin.N Guillems de Savassona,
q'en las bragas vos tengront pour mendic
lui canorge e lui borges de Vich.
Amis Marques, si mala goutte.vous naisse,
si esser peut, meillors en aiatz à Pasca.

IIIème
Déjà du tornei ne.vous faut gabar ni feigner
c'anc non vaux tellement de Rotlans à Serragosa:
t'eu.s autrei que ne m'en faut destreigner,
que mort m'agratz sein.l lanssa non fût mosa,
que planamen moi detz tel colp su.l fron
que rire.n fetz En Guillem de Clarmon:
tuich à vous'ami crideron: Mataplana!,
Tro lor membret qe.l man aviatz vaine.

IVème
Amis Marques, sein.l colp pocsetz enpeigner
mort agratz ciel qe.ls maritz escogossa,
lo cortes drut qe.ls corns sait far enpeigner
e non craint glat ni crit ni huc de chienne,
gerra ni fais, ni barieira ni il met,
anz se plus gais que raineta en fond,
que ses aiga non poiria star saine
plus q'ieu d'amour un jorn de la semaine.

Vème
Marques, escriut peut le faire de ma lansa
c'om ne-fesatz non peut aver guirensa;
e pois vers se, podetz en aver doptansa,
c'anc plus traicher de vos non détenu naisensa;
neiges Mos Sogres, que de Barc¡salones
porte las clefs d'engans e de ne-fais pas,
tu vas vos ne.n sait lo traich d'une batzola:
pour son amdoi legitz en un'école.

VIN
Raimon de Paz, mon sirventes romansa
à.N Nez-de-corn, e non aias temenssa,
que plus volpill ne.n à d'aqui en Fransa,
ni plus coart, si eu ai conoissenssa;
que cinq anz à non donet colp ni pris
en l'escut d'aur à quoi est-ce que laq dompna se,
ni en tornei non capusa ni dola,
anz ten pour fol qui est-ce qui sas armas l'afolla.
Et
Ami Marquès, encore ne fait pas très
que je vais faire de vos chanson drôle et bonne,
mois encore ai l'intention d'en faire autrui,
puisque mon bon sens me l'attribue et me le consent;
parce que à Sentfores virent mes ennemis
l'honte, l'afany et le dommage que vous ai fait,
parce que au champ d'en Albert laissâtes l'elm pour tribut:
si fussiez calb tous vous auraient vu la tinya.

IIème
Que je vais être à point de vous enlever d'ambdós arçons
et vous ai poussé avec la mienne lance gasconne
que à l'encorbar-vos, bien qu'êtes fanfarró,
il dit que vous vit en Guillem de Savassona,
que pour les bragues vous eurent pour roí
les canonges et les burgesos de Vich.
Ami Marquès, ainsi mala goutte vous naisse,
si peut être, ayez-en meilleures pour Pasqua.

IIIème
Du torneig ne vous faut ufanar ni vantar
parce que ne valut pas autant que Rotllà à Saragosse:
et je vous avoue que ne me faut soucier,
que m'auriez mort si la lance ne fût pas esmussada,
parce que clairement me donnâtes tel coup enveloppe le front
que fîtes rire en Guillem de Claramunt:
Tous vos amis crièrent: Mataplana!,
Jusque que se souvinrent que vous aviez la main inutile.

IV
Ami Mataplana, si le coup eussiez pu augmenter
eussiez mort ce que les maris fait cornuts,
le cortès amant que les cornes sait faire grandir
et il ne craint pas clapit ni crit ni lladruc de chienne,
guerre ni feix, ni barrière ni ni pont,
mais que est plus content que granoteta en source,
lequel sans eau ne pourrait pas être saine
plus que je sans amour un jour de la semaine.

V
Marquès, écrit porte au fer de ma lance
qu'homme sans foi ne peut pas avoir soin;
et comment que c'est vrai, vous pouvez lui avoir peur,
parce que plus traidor que vós jamais naquit;
même mon Sogre, que du Barcelonès
porte les clefs d'enganys et deslleialtats,
comparé avec vós ne sait pas ni la maçola d'une matraca:
parce que tous deux avez étudié à la même école.

VIN
Ramon de Pau, recita mon sirventès
à en Nez-de-corn, et tu n'aies pas de la peur,
parce que n'il y a pas plus poruc d'ici jusqu'à France,
ni plus covard, en ma connaissance;
que cinq années fait qu'il ne donna pas ni il reçut du coup
en l'escut d'or où est la dame,
ni en torneig ne ribota ni dola,
mais que a pour fou qui est-ce qui malmet ses armes.

Les relations de Berguedà avec le roi Alfons Et ce fussent tumultuoses. Autant bientôt se trouve incondicionalment à son côté comme le critique et lutte contre il, en une vie que passa parallèle puisque se possible que tous deux mourussent la même année. En le sirventès que lirez seguidament, Guillem de Berguedà se trouvait emprisonné et demanaval à il roi, en intervenant cette composition, que la libérât. Fixez-vous comme la prison ne lui a enlevé l'orgull ni la fatxenderia habituelles: en place de montrer une attitude de penediment pour malifetes passées, il avertit le roi que ne fasse pas cas de trois personnages que seront partiels en sa valoració à cause de les avoir mis des cornes. Tous trois déjà sont connus nostre, s'agit de Pere de Berga, R. Folch de Cardona et Guillem de Claramunt, important conseiller du monarque avec qui semblait avoir bonnes relations aux sirventès antérieure; aussi apparaît Ponç de Mataplana, à qui ne pouvait pas dire qu'il avait mis cornes à cause de l'homosexualitat que lui avait attribué. En l'estrofa final, Berguedà rend à un ton plus d'accord avec ses circonstances pour demander à quelques personnages de sa confiance que intercedeixin pour il devant du roi.

Et
Joglars, ne.t desconortz
e vai t'en d'attends
-ne.et gartz agurs ni sortz-
vas lo roi d'Arago,
qe.m enlève de preiso;
que déjà, pois serai mortz,
ne.m tenra dan ni pro.

IIème
Ne.et gart colpas ni tortz
en cette sazo;
e qan serai estortz,
sein.m veut metr'ochaiso,
non à vassal autant bon
de Tortosa aux ports
ne.il tour sommeil oc e ne.

III
E ne.n get Mon Marques,
ni.N Guillem de Clarmon,
ni.l Vescomt mal apres,
ni.l qart, si vend d'amon,
q'à totzdic ad un fron:
"Rois, anc ne fin qe.vous poids,
mas lo maritz aon."

IVème
D'aqestz en et à tels trois
c'ablor moillers ai jon,
t'abeurat cen vetz
mon caval à lor fond,
e passatz à lor met
amdos mos palafres,
q'am mais que Agremon.

V
À.N Arnaut, mon cosi,
te à.N Hugo d'Aveu,
joglars, comtae di,
te à.N Bascol Romeu,
que pregon lo lur Dites
lo bon roi palaizi
qe.m trag'ou qe.m maleu.
Et
Joglar, ne te désespères
et allez-en esperonant
-ne remarques pas augures ni chances-
vers le roi d'Aragón,
que m'enlève de la prison;
que déjà, un coup serai mort,
ne me fera dommage ni profit.

IIème
N'ait pas en compte des torts ni erreurs
et quand serai libre,
si me veut accuser
si me veut accuser,
il n'a pas vassall tellement bon
de Tortosa aux ports
que ne lui revienne son "oui" en "ne ."

IIIème
Et je n'exclus pas Mon Marquès,
ni en Guillem de Claramunt,
ni le Vescomte maleducat,
ni le quart, si vient d'amunt,
que à tous digue au visage:
"Roi, jamais ai fait rien que vous pesât,
mais les maris deshonro."

IVème
De ceux-ci en y a trois
que avec llurs femmes ai gu,
et j'ai abeurat cent fois
mon cheval en llur source,
et j'ai passé pour llur pont
mes deux palafrens,
que m'aime plus qu'Agramunt.

V
À en Arnau, mon cousin,
et à en Hug d'Aveu,
joglar, il raconte et tu dises,
et à en Bàcol Romeu,
que supplient en nom de Dieu
au bon roi palatí
que m'enlève ou que me sauve.

Avec motif de la morte de Ponç de Mataplana le 1185 , Guillem de Berguedà lui a consacré un plany que s'envisage des plus sincères que se peuvent trouver en la littérature trobadoresca. en Fuyant des schémas conventionnels, le toujours fier Berguedà s'accuse -et n'en avait précisé- d'avoir menti en tout celui qui avait dit anteriorment enveloppe Mataplana, de ne avoir allé en secours à il lors de la malheureuse morte et, à la dernière estrofa, il souhaite que son destin soit une sorte de paradis terrenal -très différent du concepte de ciel ortodox- à quoi est-ce que Mataplana se trouve avec les amis du trobador que déjà sont morts et avec ces héros inqüestionables à l'époque, et sans qu'ils manquent des "dames gentilles" parce que la félicité soit complète. Peut-être, donc, les sirventesos antérieurs avaient beaucoup de composants de pure retòrica? Réellement le trobador était un personnage qu'en des cas extrêmes avait précisé de montrer sa noblesse? il pouvait compenser avec ce plany, de quelque façon, le mal que avant avait causé à son ennemi?

Et
Consirós chant e planc e pleur
pour le dol qe.m à sasit te pris
au coeur pour la morte Mon Marqes,
En Pons, lo pros de Mataplana,
qi était francs, larcs e cortes,
e an totz bos captenimens,
e tengatz pour un des melhors
qi fût de San Marti de Tors
tro...te la terre plate.

IIème
Loncs consiriers ab grave douleur
à laisat e à nous paes
ses conort, qe ne.et à ges
En Pons, lo pros de Mataplana;
paians l'an mort, mais Dites le à pris
à sain part, qe.l sera garens
des grains forfatz te de les moindres
qe.ls angels lui foron auctors,
cher mantenc la lei chrétienne.

III
Marqes, s'eu dis de vos follor,
ni motz vilans ni mal apres,
de tout ai menti e mespres
c'anc, pos Dites suffise Mataplana,
ne.et ac vassal qe tellement valges,
ni qe tellement de fût pros ni valens
ni tellement onratz enveloppe.ls aussors;
jas fosso riche vostr'ancesors;
e non ou digue ges pour ufana.

IV
Marqes, votre desamor
e la colère qu'e nos deux se mois
volgra bien, se à Dites plages,
ans qu'eissisetz de Mataplana,
ce fût du tout pais pour bonne fois;
qe.l coeurs en ai trist e.n vauc dolens
cher ne fus pas à votre socors
qe déjà ne m'en tengra paors
ne.vous valges de le gens truffana.

Vème
E paradis le luoc melhor,
lai ou.l bon roi de Fransa se près
de Rolan, sai qe l'arm'se de
Mon Marqes de Mataplana;
e mon joglar de Ripoles,
e mon Chaussure eisamens,
ils sont ab las domnas gensors
sobr'u pali couvert de fleurs,
josta En Olivier de Lausana.
Et
Consirós chante, planyo et je pleure
pour la douleur que m'a pris et s'a protégé
de mon coeur pour la morte de Mon Marquès,
En Ponç, le noble de Mataplana,
que était franc, libéral et cortès
et avec tous les bons capteniments,
et eu pour un des meilleurs
que y dut S. Martí de Tours
à [Lérida] et la terre plate.

IIème
Grandes angoisses avec grave douleur
a laissé, et notre pays
sans consol, cher déjà n'existe pas
Ponç le noble de Mataplana:
païens l'ont mort, mais Dieu se l'a endut
à son côté et lui sera indulgent
des pecats, grains et petits,
parce que les anges lui fussent témoin
que entretint la loi chrétienne.

III
Marquès, si ai dit de vós follies
et mots vilans et mal appris,
en tout ai menti et erré,
cher jamais, depuis que Dieu bâtit Mataplana,
n'y eut vassall que autant valût
ni que ce fût tellement noble ni tellement en valant,
ni tellement honorée enveloppe les plus élevés,
pour très riches que ce fussent vos avantpassats;
et ne le dis gens pour ufana.

IV
Marquès, votre desamor
et la colère que se mesclaren entre nous deux
bien voudrait, si à Dieu eût plagut,
que avant que vous sortissiez de Mataplana
s'eussent devenu en complète paix et bonne foi;
puisqu'en ai le coeur attristé et en suis adolorit
parce que ne vais pas accourir à votre secours;
cher la peur ne m'aurait empêché
vous aider contre le gens trompeurs.

V
Du paradis à la meilleure place,
là où le bon roi de France se trouve
près de Rotllà, je sais que l'âme est
de mon Marquès de Mataplana;
et mon joglar du Ripollès
et aussi mon Chaussure ensemble,
ce sont avec les dames gentilles,
enveloppe un tapis couvert de fleurs,
au côté d'Olivier de Lausana.

Comment déjà s'a dit, tellement bientôt ami comme ennemi du roi Alfons, Berguedà lui écrivit ce sirventès à quoi est-ce que se mêlent les aspects affectueux avec les politiques. vous remarquez comme le trobador demande aide extérieure pour vaincre son roi que, secondes il, il a oeuvré mal.


Rois, s'anc nuill temps foz francs ni larcs donaire
ni encobitz pour las autrui moillers,
penedenssatz vos en cum on pechaire,
queras lor etz ennemis e gerriers;
e parec bien organ au primier coeurs
que vos vim far à las primieiras fleurs,
pour que dompna, soimais vos à bon coeur,
de à vous'ver veut creiser sommeil trésor.

II
Rois, si fût vifs lo pros coms, à vous paire,
non feira pas, pour mil cadres de deniers,
la Marquesa far fondejar ni traire
aissi cum faitz vos e vostre archiers.
Na Sibiuda trai pour un des auctors,
cui vos ametz t'ill vos fetz amours,
que, si non met En Raimons de Timor,
plus durs lera que frusca q'eis] du tor.

III
E puosc vos dire planamem mon vejaire,
rois deschausitz, bien à deux ans entiers,
e peut vos on bien montrer e retraire
la comtessa q'se dompna de Beders,
à cui tolguetz, qan vos det sas amours.
doas ciutatz e cent chastels ab tors:
de tout en tout il venir de perdre dor
tro.l de Saissac et mois autre demor.

IV
Rois castillans, qetz en luoc d'emperaire:
aissi cum etz riches de totz bos mestiers,
mandatz viatz pour tout à vous repaire
vostras grands ostz à flocs te à milliers;
e faitz nos sai un avinen socors,
pour que totz temps naiatz pretz e lauzors;
q'à Lerida vej'om dinz e defor
los fumées de lost, e nos de Montesor.

Vème
Coms de Tolsan, parton se las amours
se à Marquesa non faitz calque socors,
que vaut trop mais non fetz Elionor:
eras parra si l'amatz de bon coeur.
Et
Roi, si fûtes en autre temps franc et libéral donador.
tout en souhaitant des autres les femmes,
penediu-vos comme un homme pecador,
parce que maintenant êtes llur ennemi et guerrejador;
et c'est fit bien palès enguany à la première incursion
que avez entrepris aux premières fleurs:
si quelque dame vous a donné le coeur,
c'est qu'il veut que augmentez son trésor.

II
Roi, si fût habite le noble comte, à vous arrêtez,
il ne ferait pas pas, pour mil cadres d'argent,
que la Marquesa fût fonejada et tirée sur
telle comme fit vós et ils font vostre arquers.
Comment Na Sibília ai avaladors,
à qui aimâtes et vous remplit d'amours,
chose que, sinon ment En Ramon de Timor,
plus porter lui fut que trompada que sort du taureau.

IIIème
Et vous peux dire planament mon opinion,
roi envilit, déjà fait deux années entières,
et il peut on bon montrer et retraire
la comtessa, que est dame de Besiers,
à qui volâtes, quand vous donna son amour,
deux villes et cent châteaux avec grilles:
il était du tout à point de perdre l'or
jusque que le de Saissac y met plus demora.

IV
Roi castillan, que êtes en place de l'empereur:
ainsi qu'êtes tellement riche en bons mesters,
vous envoyez bientôt pour tout à vous domaine
vos grandes hosts à munions et à des milliers,
et donnez-nous un approprié socors,
pour tel que toujours ayez mèrits et lloances;
que depuis Lérida on voie dintre et dehors
les fumées de l'host que se voit de Montessor.

Vème
Comte de Toulouse, s'éloignent les amours,
si à la Marquesa ne prêtez pas socors,
puisqu'elle vaut très plus qu'il ne valut pas Elionor:
maintenant se verra si l'aimez de coeur.

Sûrement celle-ci est une des poésies en què se peut prendre mieux la personnalité et l'état de ànim changeant de Guillem de Berguedà. Fruit de ses soutenues fuites, nous pouvons voir un cortesà fatigué, déçu avec son roi que a fait cas de ceux que n'apprécient pas le trobador et que l'oblige à partir de la cour et se réfugier à Espagnol, où dit le trobador que trouvera meilleur roi; en même temps, mais, il attend une dernière occasion pour se rester, seulement précise un petit geste, un mot du roi, qu'il est trop fier pour demander directement. Tout le poème traspua un sentiment de recança que souvient quelques compositions que plus tard écriront quelques poètes catalans médiévaux ou du Renaixement.

Et
Un sirventes ai en coeur à bâtir
que trametrai a·N Sanchon en Espaigna,
c'ab mon seignor me cuich desavenir
cher ne m'acuill en sain bonne compaigna;
e non pour tortu ni pour colpa q'ieu aia,
mas cher le cre q'à l'arcivesque plaia;
e puois lui platz q'ieu m'en an à cubert,
à suivre m'er la voie d'En Robert,

IIème
astivamen, q'ieu non puosc remanir
ni oiseaux être en plan ni en montaigna,
ni ai ami c'ab si m'oiseaux retenir,
coms ni vescoms ni comtors que re·m taigna;
pour que mos coeurs se marritz e s'esmaia.
E pois lo rois cre de moi gen savaia,
vous allez m'en aux turcs, e no·ill er mais souffert,
e non aura à sommeil dan plus espert.

III
E sinon fût la belle cui desir,
que chascun jorn conquier pretz e gazaigna
e·ls bels semblans qe·m fai -qand la remir-
vejaire me se déjà mais jois no·m sofraigna-,
cinq anz aura à la calenda maia
que m'agra·l rois que ten Bordels e Blaia,
malgré d'aicels qe·m volont mal cubert,
des trois seignors e d'En Dalmaz de Biert.

IVème
À mon seignor puosc bien gabar e dire
que no·il reman le comté de Sardaigna
mieiller vassals; e ciel qe·m fai partir
de se amitié Dampnidieus lo contraigna.
E vos, dompna, reine pros e gaia,
emperairitz, non cuietz q'ieu m'estraia
de vos amar, anz dis en découvert
que vostr'om sui en plan t'en désert.

Vème
Rois castelans, tu vas vos moi volv e·m vir,
cher son dauratz c'autra poestatz stagna,
e peut vos on pour lo meillor chausir
q'se dal Peiron tro sus en Alamaigna;
cher lai etz pros où autre rois s'esmaia
e valetz mais où on plus vos assaia,
c'à tout lo mon tenetz donner ubert,
e qui est-ce qui mais vaut, mais de bes l'en revert.

VIN
À Mon Tristan, que bien à e mieils aia,
tramet mon chan, e si·l guizerdon pert,
suivi aurai lo trayn du lazert.

VIIème
A, Castelbon! tu dois vos don re qe·us plaia,
e membre vos des quatre filz En Albert,
q'om non se pros qui est-ce qui ses colps tera pert.
Et
Un sirventès ai intention de bâtir
que trametré à en Sancho à Espagne,
parce qu'avec mon monsieur me propose desavenir-me parce
que ne m'accueille en sain bonne compagnie;
et ne pour ofensa ni pour tort que j'ait,
mois parce qu'il croit que à l'arquebisbe plagui;
et puisque lui plau que je m'en aille de caché,
me faudra suivre la voie d'en Robert.

IIème
vite, parce que ne peux pas demeurer
ni goso être en plan ni en montagne,
ni j'ai de l'ami qu'avec il me gosi retenir,
comte ni vescomte ni comtor qu'en rien me soit favorable;
pour lequel chose mon coeur est attristé et descoratjat.
Et puisque le roi croit de moi [celui qui dit] le gens malvada,
m'en vais aux turcs, et ne lui le supporterai plus,
et il n'aura pas personne plus expert à lui faire mal.

IIIème
Et si ou ce fût la belle que souhaite,
que chaque jour conquereix et il gagne mèrit
et les beaux semblables que me fait -quand la contemple
ai l'impression que déjà jamais me manquera goig-,
cinq années fera au mois de mai
que m'aurait le roi que a Bordeus et Blaia,
malgré ceux que me veulent mal ocultament,
des trois messieurs et d'En Dalmau de Biert.

IVème
À mon monsieur peux bien parancejar et dire
que ne lui soustrait au comté de Cerdanya
mieux vassall; et au que me fait séparer
de son amitié À nous Monsieur le baldi.
Et vós, dame, reine noble et paisible,
impératrice, vous ne croyiez pas que je m'abstienne
d'amar-vos, mais que dis ouvertement
que à vous vassall suis en plan et en désert.

Vème
Roi castillan, vers vós me volto et me tourne,
cher faites doré cela que autre souverain estanya,
et se vous peut envisager le mieux élu
qu'il existe depuis le Padrón jusqu'à Allemagne;
parce qu'êtes noble là où autre roi desmaia
et vous valez plus comme plus se vous met à preuve,
parce que à tout le monde avez liberalitat ouverte,
et à qui plus vaut, plus biens lui correspondent.

VIN
À mon Tristany, qui bien a et mieux ait,
trameto mon chant, et si le guardó perds,
j'aurai suivi le rastre du llangardaix.

VIIème
Ah, Castellbò! Dieu vous donne tout celui qui vous plagui
et souvenez-vous des quatre fils d'en Albert,
que n'est pas digne qui est-ce qui sans [donner] coups perd la terre.

Ensuite un partiment. Un débat écrit en 1190 à quoi est-ce qu'Aimeric de Peguilhan lui demande à Guillem de Berguedà que choisisse et il défende une des deux options suivantes: si préfère aimer et n'être aimé, ou bien que l'aimez et qu'il ne corresponde pas. Évidemment, se traca d'un type de composition à quoi est-ce que le trobador que défend une des deux options ne s'en étant nécessairement identifié avec le choix; s'agit surtout de montrer un génie supérieur au du contendent en les arguments que s'adueixen afin de convaincre le public.

Et
De Berguedan, d'estas doas razos
à votre sen chausetz en la meillor,
q'ieu mantenrai tellement de bien la sordejor
q'ie·us cuich vensser, qui est-ce qui dreich m'en veut jutgar:
si volriatz mais desamatz amar,
ou desamar e que fossetz amatz.
Chausetz viatz sourcil que mais vos platz.

IIème
En Aimeric, cher auria sen de tos
si eu lo mieills non chausia d'amour.
Totz temps vuoill mais qe·m teignan pour seignor
e que desam e c'om moi teigna cher;
cher en amour non vende pour musar
ni anc ne fus pas d'aqels desfansendatz:
qe·l gazaing vuoill de dompnas e de datz.

IIIème
De Berguedan, nuils on desamoros
au mieu semblan non à gaug ni honneur;
c'aissi cum sens vaut mais enveloppe follor,
il vaut mais qui est-ce qui serv e·n fai mieills ad honorer
c'aicel qe vos penre e non donner.
Pour q'ieu vuoill mais esser paubres honratz
c'avols manens e desenamoratz.

IVème
En Aimeric, tout enaissi ou faitz vos
cum fetz Rainautz qand ac du fruich sabor:
que s'en laisser non pour autra crainte
mas cher non peu sus le cereis montar,
e blasme·l fruich cher aver ni manjar
no·n peu; e vos etz ab lui acordatz,
c'aisso que non podetz aver blasmatz.

V
De Berguedan, cher vos etz malgignos
cuidatz qe·z eu sia d'aital couleur.
Non sui, q'en luoc de gauch prend la douleur;
mas bos respieitz m'ajud'à sofertar,
pour qu'eu vuoill mais ses consegre enchaussar
que conseguir son don non fût pagatz,
cher mil d'autres vaut vous moutons desiratz.

VIN
En Aimeric, mainz de gaillartz e de pros
en ai vistz faillir tout pour aital erreur.
Q'le coeurs d'En Ot du caval milsoudor
en fo vencutz cher no·l laisset brochar,
que si de pim l'agues faich enansar,
ciel qe'l venqet dehors pour le sobratz:
pour c'om dix far, quand peut, sas volontatz.

VIIème
De Berguedan, sourcil q'ieu teing plus cher
vuoill mil aitans mais amar desamatz
c'ab autra far totas mas volantatz.

VIII
Bar En Aimeric, déjà no·us cuidetz gabar:
que s'amassetz aissi cum vos vanatz,
no·us foratz tellement de de Toulouse loignatz.
Et
De Berguedà, de ces deux options
à votre critère choisissez la meilleure,
que j'entretiendrai tellement bien la pire
que vous pense vaincre, si se me veut juger rectament:
si préférez plus n'être amat et amar,
ou n'amar et que vous fussiez amat.
vous choisissez bientôt celle que plus vous plau.

IIème
En Aimeric, cher aurait bon sens d'enfant
sinon choisissait celui qui est meilleur en amour.
Toujours m'aime plus que m'aient pour monsieur
et que n'ami et que on m'ait affecte;
parce que à l'amour ne vais pas venir pour perdre temps
ni jamais ai être de ces desenfeinats:
que le gain veux en des dames et en daus.

IIIème
De Berguedà, il rentre de l'homme desamorós
en mon opinion n'a pas goig ni honneur;
et ainsi que le bon sens vaut plus que la follia,
il vaut plus qui est-ce qui sert et se fait plus honoré
que celui que veut prendre et ne donner.
Pour lequel chose m'aime plus être pauvre honoré
que vil puissant et desenamorat.

IVème
En Aimeric, de la même façon faites vós
que a fait Renard quand du fruit eut apetència:
que s'en abstint ne pour autre crainte
mais parce que ne put pas dalt du cerisier monter,
et blasmà le fruit parce qu'avoir ni manger
ne le put; et vós avec il vous avez mis d'accord,
que cela que ne pouvez pas avoir blasmeu.

V
De Berguedà, comme que vós êtes malicieux
vous croyez que je soit de la même couleur.
Ne le suis, que en place de goig prends la douleur;
mais bon espoir m'aide à supporter,
parce que m'aime plus sans réussir encalçar
que réussir cela que ne me satisferait,
parce que comme mil d'autres vaut un bien souhaité.

VIN
En Aimeric, moulus de gallards et de nobles
en ai vu faillir pour telle erreur.
Qu'en la suit du cheval valuosíssim d'en Ot
en fut vaincu parce que ne le laissa galopar,
que si avant l'eût fait avancer,
le qui est-ce qui le vainquit dehors pour il dépassé:
donc on doit faire, quand peut, sain volonté.

VIIème
De Berguedà, celle que plus apprécie
m'aime mille fois plus aimer et n'être aimé
qu'avec autre faire toute ma volonté.

VIII
Baron en Aimeric, maintenant ne vous proposez fanfarronejar:
que si aimassiez tel comme vous envaniu,
ne vous auriez éloigné autant de Toulouse.

nous Ne devons pas oublier la poésie affectueuse de Guillem de Berguedà. En ces cas s'agit d'une chanson d'une délicatesse que contraste avec autres écrits affectueux du trobador à quoi est-ce que le sexe direct domine le contenu. Ces vers suivent parfaitement les cànons de la lírica trobadoresca, même si pouvons lire quelques idées très personnelles, pour exemple, déjà en la première estrofa le trobador se nous présente comme un amoureux à jamais lui minva l'amour que en étant pour la dame, ce soit pendant le printemps (quand souvent les autres trobadors parlent de la naissance de son amour que se correspond avec le revifament de la natura après la période hivernal), ce soit pendant l'hiver, que est un temps à quoi est-ce que tout semble se ralentir. Au long des vers pouvons lire l'intensité de son amour et comme ne le changerait pour rien ni pour personne -ni pour la mítica ville síria d'Edessa-, et seulement trouve à manquer une réponse de l'aimée que l'a estranyat puisque semble qu'il ne correspond pas comme il voudrait à son amour. Celui-ci est le poème le plus fameux de Guillem de Berguedà: il figure en 14 Cançoners, son estrofisme fut imité, et quelqu'uns de ses vers furent connus et répétés pour autres auteurs, comme en les deux premiers vers du poème de Jordi de Saint Jordi intitulé "Passio amoris secundum Ovidium".

Et
Qan vei lo temps camjar e refrezir,
e non auch chans d'auzels, voutas ni lais
que fassant bois ni conbas retintir,
ni fuoilla vertz ne.et par ni fleurs ne.et nais,
pour q'alz mendics trobadors e savais
camja lor votz pour l'invern qe.ls tayna,
mas eu sui ciel que ne.m volv ni.m biais,
tellement de ai de joi pour freich ni pour calina.

II
Amours moi saup plan à os ops chausir
qe.m trames joi au coeur, pour q'ieu suis gais,
e saup c'amar saurait e gauzir
e gen parler don midonz vailles mais,
e comenssar ardidamen asais,
son q'ad amour se veraia mezina;
e parec bien qan la belle.m de.l bais,
don non envei duchessa ni reine.

IIIème
Ab entresseins qe.m fetz, qu'eu non oiseaux dire,
moi fetz plus gauch que qi.m femmes Roais;
mas non donc q'ieu ne.il oiseaux découvrir,
que mandat me à que ne'm hiesca du mariez
mas en chantan, te de aisso ne m'eslais;
que cen chantars en ai faitz en tremolina,
e tels mil motz q'enqer un non retrais,
ni ne.m sove co.is meut ni cum s'accorde.

IV
E vos, dompna, c'avetz faich obezir
à vous riche pretz aux pros te à les savais,
pensatz de moi, e ne.m laissetz mourir,
e sostenetz une branche dl fais;
c'amars ses pros non se fruitz qu'engrais,
c'au plus cortes fai magrezir l'esquina.
E pois vos plac q'az amar vos m'atrais,
mouton.m degratz dar de vos luoc t'aizina.

Vème
E pour son prière celliei qe.m fai languir
qe.m fassa tellement de que ma douleur m'abais,
dond pert maint jorn lo manjar e.l dormir,
alqes pour joi t'alqes pour esmais,
e non donc c'anc ne.m menti ni.m trais:
autant craint l'amour qe.m ren en discipline!
E s'il autant fai que d'amar moi se lais,
l'arme.is en colère vergoignosa t'enclina.

VIN
Chansoneta, sein.vous saupesses formir
d'intrar en cour ou offrir en palais
te à parler ab midonz, cui desir,
pregera vos, que coit me se t'ais,
à la belle, cui soi fis e verais,
m'anassetz dire, puois tellement de gens l'aclina,
qe.il mieiller se de le mon e que vaut mais:
meraveil me cum mon coeur ne devina.
Et
Quand vois le temps changer et rafraîchir,
et je ne sens pas des chants d'oiseaux, cadències ni modulacions
qu'ils fassent le bois et les comes retentir,
ni fulla verte n'apparaît pas ni fleur ne naît pas,
pour lequel chose aux trobadors roïns et misérables
change sa voix pour l'hiver que les amoïna,
mais je suis celui que ne me tombo ni m'esbiaixo,
j'ai tellement de goig pour le froid comme pour le chaleur.

II
Amour me sut choisir bien à sommeil profit
quand me trameté goig au coeur, pour ce stick content,
et il sut qu'il saurait amar et amuser
et gentilment parler parce que ma dame valût plus,
et commencer ardidament essais,
que est pour amour la vît médecine;
et il semble du clair quand la belle me donne le bes,
pour ce ne souhaite pas duquessa ni reine.

IIIème
Avec les signaux que me fit, que je ne goso dire,
me feú plus goig que si me donnât Edessa;
mais n'autant que je lui gosi découvrir,
que m'a commandé que ne me sorte de la bouche
mais chanteuse, et qu'en ce ne m'excède;
que cent cantars ai fait tout en tremblant,
et mil mots des quals n'en ai divulgué ni un,
et ne me souviens comme commencent et comment finissent.

IVème
Et vós, dame, que avez fait obéir
à vous riche mèrit aux nobles et aux vils,
vous pensez en moi, et ne me laissez mourir,
et vous tenez une branche du feix;
parce qu'amar sans profit n'est pas fruit qu'engreixi,
que au plus cortès lui fait amagrir le dos.
Et puisque vous plagué m'attirer à amar-vos,
bien me devriez donner près de vós place et avinentesa.

Vème
Et pour ce supplie à celle que me fait llanguir
que me fasse tellement de que mon douleur se descende,
pour le qual perds beaucoup de jours le repas et le dormir,
parfois pour goig et autres pour decandiment,
e ne parce que quelquefois ne me mentît ni me trahît:
autant crains l'amour que m'a tourmenté!
Et si arrive le point que d'amar me laisse,
l'âme d'elle s'en écartera honteuse et affligée.

VIN
Cançoneta, si vous sussiez espavilar
pour rentrer en la cour ou vous offrir en palais
et pour parler avec ma dame, à qui souhaite,
vous supplierait, que pour moi est hâte et angoisse,
que à la belle, de qui est-ce qui suis fidèle et veraç,
vous allassiez à dire, puisque tellement de gens la revereix,
que est la meilleure du monde et celui qui vaut plus:
me merveille comme mon affecte ne devine pas.

Et pour finir, cet échantillon singulier de la poésie de Guillem de Berguedà: une amusée tençó (1185) du trobador avec une oreneta, que, comme verrez, c'est la messagère d'une dame que à travers l'oiseau se montre fort atrevida.

Et
Arondeta, de ton chantar m'azir:
qe veux, qe qers, qe ne.m laissa durmir?
Enojat m'as e non sai qe responda,
q'ieu non fus sains pos qe passei Gironda;
e qar ne.m ditz ou salutz ou messatge
de Bon Esper, non entent ton lengatge.

II
Segnier amis, cochan fez me venir
à vous domna, qar de vos a dezir,
e s'elle fût, si comment ieu sui, yronda
bien a deux mois q'il vos for'à l'esponda;
mas qar ne sait pas lo pais ni.l voyagez,
m'enviet sai savoir à vous courage.

III
Arondeta, miels ti degr'acuillir
e plus honorer t'amar e servir.
Ciel Dieus vos salf qi tout lo mond vironda,
qi formet ciel e terr'e mer prionda;
e s'ieu hai dig vas vos nuil vilanatge,
pour merce.vous prière que ne.m tour à dampnatge.

IV
Segner amis, qi.m fez vas vos venir,
à vous domna,. m faites jurer e plevir
qe vos membres la fibla de la gonda
e.l anel d'aur, q'se mouton obs qe s'esconda,
e qant vos mois la bonne foi en gatge
ab un baizar qe en agues d'avantage.

V
Arondeta, du roi ne.m posc partir
q'à Tholoza ne.l.m convenga suivre;
mas bien sapchaz Mon Jordan, cui qe.n gronda,
en mei lo prat, pris l'aiga de Garonda,
derocarai davan totz en l'erbatge,
e non cug dire orgoil ni vilanatge.

VIN
Segner amis, Dieus vos lais ademplir
à vous talan, q'à moi non peut faillir,
quand m'en irai, q'om ne.m pour l'ou ne.m tonda,
...........................................
e qant sabra q's'en estrangn regnatge,
bien l'er au coeur grave e faire e sauvage.
Et
Oreneta, ton chant m'enfurisma:
qu'est-ce que veux? qu'est-ce que cherches? que ne me laisses dormir?
M'as enutjat et je ne sais pas qu'est-ce que répondre,
parce que je n'ai pas été sain depuis qu'ai traversé Gironda;
et comment que ne tu me dis bonjour ou message
de Bon Esper (Bon Espoir), je ne comprends pas ton langage.

II
Monsieur ami, vite me fit venir
votre dame, parce qu'a souhait de vós,
et si elle fût, comme le suis je, oreneta,
déjà fait deux mois que vous fût à l'espona;
mais comment que ne sait pas le pays ni la ruta,
m'a envoyé ací pour savoir votre intention.

III
Oreneta, mieux te devrait accueillir
et t'honorer et t'aimer et te servir plus.
Que vous sauve le Dieu que tout le monde couronne,
que forma ciel et terre et mer profonde;
et si je vous ai dit quelque vilania,
pour faveur vous demande que ne se me revienne dommage.

IV
Monsieur ami, qui est-ce qui me fit venir à vós,
À vous dame, me fit jurer et promettre
que vous souvînt la sibella de la gonella
et l'anneau d'or, que convient que se cache,
et quand vous a mis la bonne foi en gage
avec un bes que eûtes pour avancé.

V
Oreneta, du roi ne me peux séparer
parce que à Toulouse me convient le suivre;
mais bien sait mon Jordan, que bien que quelqu'un rondini,
au milieu du prat, près de l'eau du Garona,
le derrocaré devant tous enveloppe l'herbe,
et je ne crois pas dire jactància ni vilesa.

VIème
Monsieur ami, Dieu vous laisse accomplir
à vous souhait, que je ne pourrai pas éviter,
quand m'en aille, que me pelin ou me plument,
.........................................
et quand saura que vous êtes en royaume bizarre,
lui en subira sommeil coeur faire et sauvage.

Miscel·lània

en 1984, la compagnie ACE Soft (avec coopération de la Generalitat de Catalogne), il va publier une aventure conversacional basée sur les aventures de Guillem de Berguedà pour ZX Spectrum et Amstrad CPC. Exceller que s'agit de l'unique videojoc de Specturm édité en catalan.

en 2003 le chanteur Francesc Rivière, Titot, il va enlever le disque Guillem de Berguedà, en celui qui se trouve l'oeuvre complète du trobador traduite et musicada.

Liens externs et bibliographie

Aussi il y a webloc que agglutine information enveloppe le trobador Guillem de Berguedà, que souvient que sa résidence habituelle et où a écrit le gruix de son oeuvre fut le Château de Puig-reig, place de résidence habituelle.

Agraïments

L'information pour faire cet article s'a extrait des trobadors catalans avec son autorisation.