Huguet de Mataplana (1174?-1213) était un trobador, nebot de Ponç de Mataplana, à qui Guillem de Berguedà attaqua en plusieurs sirventesos. À partir de 1185 apparaît fort documentation enveloppe sa personne, et le 1197 figure qu'il était marié avec une dame dénommée Na Sança.
Monsieur de Mataplana, près de Gombrén, figure en plusieurs documents au côté du roi Alfons le Cast et de Pere le Catholique, avec l'armée de vain participer à la Bataille de Las Navas de Toulouse (1212). La Chronique de Jaume le Conquérant le comprend entre les cavaliers que luttèrent avec son père à la bataille de Muret (1213) et l'abandonnèrent, bien que réellement le trobador est mort peu après à cause des blessées reçues. Secondes Ramon Vidal de Besalú, que possiblement lui donna des leçons de occitan et de l'art de trouver, Huguet de Mataplana fut un personnage culte et refinat, protector de joglars et trobadors. Uniquement se conservent trois compositions à elles: un sirventès et deux tençons.
Ensuite une razó traduite au catalan moderne de Raimon de Miraval. Cette pièce est importante pour comprendre et situer le sirventés d'Huguet de Mataplana que il y a après.
Et [ Raimon de Miraval ] se tomba amoureux d'une dame jeune et gentille d'Albigès, que se dénommait ma dame Aimengarda de Castras. c'était belle et cortès et gentille, et instruite et il parlait bien. Beaucoup l'a aimé et l'honorà et l'il fut en train de chanter et chanteur, et la mit en grand mèrit entre le bons gens. Et pendant longtemps lui a demandé que lui donnât plaisir en droit d'amour, et elle lui a dit que ne lui donnerait plaisir à titre d'amant; mais que si il voulait laisser sa femme, elle le prendrait pour mari. Quand Ramon de Miraval oí qu'elle le voulait prendre pour mari, s'a mis très gai, et s'en vint à son château. Et il va penser avec quelle excuse pourrait écarter sa femme de si, lequel se dénommait ma dame Caudairenga, pour le père que se disait Caudeira. c'était belle et gentille, et il savait trouver bien cobles et tu danses et en Guillem Paremon était tombé amoureux d'elle, que était un cavalier gentil et bon et beau. En Raimon de Miraval trouva cette excuse devant sain femme; qu'ils ne convenaient pas deux trobadors en une maison. Et lui a dit qu'il criât ses pères, et que s'en allât à maison à elle. Et quand elle va voir l'intention de son mari, il va crier Guillem Paremon. Et il vint et Raimon de Miraval lui l'a mis aux màns; et il se l'endugué et la prit pour femme. Et la dame duquel en Raimon était tombé amoureux, ma dame Aimengarda, il prit pour mari un gentil baron de ces comarques, que se disait Olivier de Saissac. Pour lequel chose Miraval eut grande douleur et grande tristor, à cause de la dame que avait perdu et pour l'épouse. Ces nouvelles fussent oïdes pour toutes ces comarques, loin et près; et en eut connaissance un courageux baron de Catalogne, que se dénommait Huguet de Mataplana, que était très destre et bon trobador, et très ami de Miraval. Et enveloppe cela va faire ce sirventès que dit: D'un sirventes me se détenu talens.
Le sirventès d'ensuite répond, donc, au que avait écrit Ramon de Miraval, et il critique l'ami pour les faits décrits et spécialement pour le comportement peu cortès d'empêcher son épouse que développât sa tâche de trobairitz comme le pourrait faire n'importe quelle trobador, c'est à dire, n'importe quel homme.
Et D'un sirventes me se détenu talens, qe razos m'ou il montre de le e m'ou di, e qand faitz er, tendre.l chemin à Miraval tout dreich correns, à.N Raimon, don ai pesanssa, cher fetz tellement de grand malestanssa contre dompnei, don totz crains se se vanatz; e s'anc tenc dreig voyage de drut cortes, ar camja sommeil courage. IIème En lui s'était coneissens lo reproviers qe.l savant di: c'om non conois tellement de bien en si cum en atrui los faillimens; q'le seul avoir s'esperanssa en joi t'en alegranssa, mas aras en se malamens cambjatz, qe mois à tel usatge don ne.is peut ges esdir de vilanatge. IIIème Cher pour sos bels captenemens e pour sommeil bel trouver parti sain cortesa moiller de sein: bien par qe.l consseilles sirvens. Issutz se de l'esperanssa d'esser drutz, à ma semblanssa, cher sein.l plagues mais dompneis ni solatz, non feira tel outratge don tuich cortes volguesson sommeil dampnatge. IVème Cher maritz à cui platz jovens doit souffrir, pour son c'atressi sofrant lui siei autre vezi; mas aissi le se camjatz sos sens. E cher fetz tellement de malestanssa, poing c'ab lieis aj'acordanssa. E si'la.l veut ni sos cobrars lui platz, fassa.il tellement de d'avantage qu'ill sofr'un drut qui est-ce qui trob'à sommeil courage. Vème E pois er sos albercs gauzens qand ab lieis aura faita fin, ab que déjà mais non la chasti de trouver ni de motz plazens; ni de lieis ne.is don doptanssa ni non s'ou teign'à grevanssa si sos albercs se soven cortejatz; c'assi er d'agradatge à nos cortes te à les gelos sauvage. VIN Na Caudairenga, dompna, bien sapchatz qu'iratz sui du voyage que avetz pris en à vous bon courage. |
Et D'un sirventès m'a venu des faims, que la raison me le signale et me le dicte, et quand fait soit, il entreprendra du chemin à Miraval courant directement, à Raimon, pour le qual sens peine, parce qu'a fait tellement mala action contre la galanteria, duquel toujours s'a vanté; et si avant suivit recte chemin d'amant cortès, maintenant change son intention. IIème En il est maintenant évident le proverbe que le savant dit: qu'un ne connaît pas tellement bien en si comment en autres les défauts; parce qu'il avait avoir espoir en goig et en joie, mais maintenant pour mal s'a changé, que a introduit telle habitude que ne lui permet se justifier la vilania. IIIème Parce que pour ses bonnes qualités et pour sommeil beau trouver écarta sain cortès femme de sein: bien semble que le conseillât un servent. S'a éloigné de l'espoir d'être amant, en mon opinion, parce que si lui plagués plus galanteria et solaç ne ferait pas telle ultratge à cause de tous les cortesos voudraient sommeil mal. IVème Parce que le mari à plau la jeunesse a se supporter, parce que de la même façon le supportent les autres voisins, mais ainsi lui a changé son bon sens. Et donc a fait tel malvestat, il essaie avec elle atteindre un accord. Et si elle veut et lui plau la regagner, lui doit accorder l'avantage de supporter un amant que trouve à son goût . Vème Et après sa maison sera feliç puisqu'avec elle aura fait les paix, avec la condition que jamais lui fasse retraits pour trouver ni pour les mots plaents; ni elle ait des doutes ni lui ait comme un greuge si marie à elle est souvent fêtée; parce qu'ainsi nous plaira à nous, les cortesos et desagradarà les gelosos. VIN Na Caudairenga, dame, bien savez que je suis irrité du chemin que avez entrepris en votre bon coeur. |
Ensuite une tençó que présente l'opposition entre richesse et pauvreté, entre convention et liberté, bien que les nuances font que les oppositions ne soient pas tellement claires.
Et Scometre.vous vuoill, Reculaire: pois vestirs ne.vous dure très, de paubertat etz confraire aux bons hommes de Laun, mas de foi non semblatz un, que vos etz fols e jogaire e de puntans gobernaire. IIème En Uget, auzit ai rentraire q'des temps er, ço me se vejaire, que l'aursfres e.il gris e.il vaire en iran ab lui fumée tout un; pour q'ieu non ai mon estrun en aver, don sui burlaire; chascus degra aissi faire. III Reculaire, fols serait totz homs que d'aiso.s creiria. Vos cuidatz que mouton.vous estia quand au jeu vos despoillatz; e qan fai freich tremolatz, e cridatz: "Qu.m prêterait sommeil mantel, q'ieu lo.il rendria!" IVème En Uget, bien sai, s'ieu mourait, c'atretan en porterait co.l plus riches rois q.le mon sia; pour q'ieu sec mas volontatz e jogui ab los trois datz e prend ab los conz paria t'ab bon vin où q'ieu sia. V Reculaire, qi.vous donnait cinq solz, e pois en gitava autres cinq porr en l'enregistre, detz solz auria perdutz tandis que c'aissi viuretz nutz ne.vous cuidetz, si mouton.vous était, vos prises sein.vous encontrava. VIN En Huguet, bien paraulla brava m'avetz, cum si re.vous coûtait mos jeux; e s'ieu amassava tel aver don fût perdutz l'esprit ni decebutz dirion que mal était .l bon homen de Calatrava. VII Reculaire, eu sui drutz de tel, si dire l'ausava, q'la lui genser c'om mentava. VIIIème En Huguet, t'oiseau vauc si nutz que, laire si m'encontrava, ne.m tolria sinon.m dava. |
Et Entreprendre vous veux, Reculaire: parce que la robe ne vous dure très, et en pauvreté êtes confrare des bons hommes de Lyon, mais pour la foi ne semblez pas un d'ils, que vós êtes foll et joueur et de putes en gouvernant. IIème En Huguet, j'ai senti dire qu'il vient un temps, il semble évident, que le fil d'or, le gris et le beige seront avec la fumée tout un; comment que je n'ai pas diner, pour ce me en burlo; tout le monde aurait ainsi faire. III Reculaire, foll serait tout le monde que ce crût. Vós soignez celui qui bien vous soit au sujet du dormir vous despulleu; et quand fasse froid tremblez, et vous criez: "Qui est-ce qui me prêterait son mantell, que je lui reviendrait!" IVème En Huget, bien sais, si me mourait, que de la même façon irait que le plus riche que au monde sia; parce que je ne suis pas mais ma volonté et j'ai joué avec les trois daus et je prends avec les conys compagnie et avec le bon vin où veuille que ce soit. V Reculaire, qui est-ce qui vous donnait cinq sous, et après en lançait autres cinq damunt l'enregistre, dix sous aurait perdu alors qu'ainsi habiterez nu ne vous souciez, si ainsi le voulez, que vous aidât si vous trouvait. VIN En Huguet, bien dur mot vous me dites comme si quelque chose vous importât mon jeu; et si je réunît autant d'argent que fût perdu l'esprit et déçu diraient qu'il était mal le bon homme de Calatrava. VII Reculaire, je suis amant de tel (dame), si goses le dire, que est la plus gentille que on peut mentionner. VIIIème En Huguet, et je vais tellement nu que, si me trouvait un voleur, ne me prendrait mais me donnait. |
L'information pour faire cet article s'a extrait des trobadors catalans avec son autorisation.