Jofre de Foixà (?-1300?) fut un trobador, fils deuxième de Bernat de Foixà, de la lignée empordanès des Foixà, vassalls du comte d'Empúries. De très jeune a encaissé en l'orde des franciscains et il apparaît pour première fois documenté à Montsó, le 1267 . Le 1275 laissa les habits franciscains pour encaisser en le orde de saint Benet, sûrement au monastère de Saint Feliu de Guíxols.
Quand les français rentrèrent à Catalogne, Pere le Grand le nomma avoué du monastère de Saint Pere de Galligants, et autant ce roi comme son successeur lui confièrent des missions de grande confiance. Le 1293 se trouvait à Sicília comment abat du monastère de San Giovanni degli Erimiti de Palermo, et il amusait de l'égard de Frederic de Sicília et de son frère Jaume IIème d'Aragón. La dernière nouvelle que s'a du trobador correspond à en 1295.
Jofre de Foixà a écrit un traité de grammaire et poètica, les Règles de trouver, pour ordre de Jaume IIème, quand celui-ci était roi de Sicília. L'oeuvre, avec nombreux fragments des trobadors, il prétendait élargir et compléter les Razos de trouver de Ramon Vidal de Besalú et une copie se trouve au Cançoneret de Ripoll. La production poètica de Jofre de Foixà se limite à quatre compositions: trois chansons et une cobla. il faut exceller une des chansons (exposée plus à bas), en què le trobador ferme les différentes estrofes avec des vers d'autres trobadors: Arnaut de Maruelh (estrofes Et-IIème), Perdigon (IIIème-IVème), Folquet de Marseille (V), Gaulcem Faidit (VIème). Ce recours innovateur fut imité posteriorment pour Petrarca, que substitua les trobadors pour des poètes du Dolce Stil Nuovo.
Et Mouton me à lonc temps dirigé à guiza d'aura ma bon'amours, quo fainaus enveloppe vends; mas lo danger m'asuava e·m dore lo bos espersqu'ay en vos fermamens, en cuy amar se ferms totz mos talents, qu'aissi m'an poids de vos, qu'se blond'e saura, les grandes beutatz e·ls fis ensenhamens. IIème Ne m'agre ops que·m fût tellement agradiva vostr'amistatz, femme, de bos aibs fleurs, pus deviatz envas moi tellement autiva de coeur esse, e lunhar mi·l secors qu'ay atendut lonjamens; quar vous pleur m'en sors tellement grieus que non cre guaire vive: si·m destrenhetz, femme, vos t'Amours. III E déjà de vos no·m do son qu'ieu dezire jamai Jhezus, si pour les à murir craint, mas pe son quar sai ses contradire que pos mortz fût no·us poyia servir. Pero si·l mal vos plazen ni·l martir, ni·l grieu afan de quoi est-ce qu'yeu suy suffrire, bien aya·l mal e l'afan e·l cossir. IV Qu'à moi non devez plazer mas son que·us playa, pus du tout suy vostre ab bonne foi, il avoir ne vulhats que d'amar vos me bizarre, quar le pouvoirs non se ges mieus de re. Mouton suy bassins, mas trop suy luenh de mouton, qu'en tel cossir m'an empench que m'esglaya ir'e pezars e femme ses merce. Vème E vos, Amours, pus ab tam ferm courage vos am e·us être, pour que·us truep tellement nozen? qu'ades m'ausizetz tolhen alegrage t'ades moi revivetz joys renden, pour qu'ieu enlève piegz d'ome de tout meurent. Doncx pus avetz en mi·l plen poderatge, Amours, merce, ne mueyra tellement soven! VIème Femme, pour vos me se Amours tellement sobreira; e si m'auci, de vos meut l'ochaizos. Don volgra mouton que·us auzes esquerreira nomnar vas foi; mas en vos falhizos non dey penser sia, pero de vos tenc er, que·m faitz mal, femme plazenteira, mon coeur e moi e mas bonas chansos. VIIème Vostre suy tellement, don'agradiv'e pros, qu'où piegz moi faitz, ab amour pus enteyra humils e francs e fis sopley vas vos. |
Et Bien m'a dirigé long temps au style de l'aura mon bon amour, comme fait le navire avec le vent; mais le danger me radoucit et il dissimule le bon espoir que ai en vós fermament, à qui est-ce qui aimer se ferma toute mon intention, que ainsi m'ont poussé à vós, que êtes blonde et comme l'or, les grandes beautés et les bons enseignements. IIème Ne faudrait pas que me fût tellement plaisant votre amitié, dame, fleur des bonnes qualités, parce qu'auriez envers moi tellement altiva de coeur être, et m'éloigner l'ajut que ai attendu llargament; parce que renverse un pleur tellement grave que ne pense pas habiter très: ainsi me tourmentez, dame, vós et l'Amour. IIIème Et de vós ne me donne ce que souhaite jamais Jesús, si pour autre chose mourir crains, parce que je sais bien sûr qu'un coup mort ne vous pourrait servir. Mais si les maux vous plauen et les martiris et les grains afanys que je subis, bienvenus les maux et les afanys et les peines. IVème Parce que à moi seulement me doit plaure cela que vous plagui, parce que du tout suis à vous de bonne foi, seulement ne voulez pas que m'il vienne de nous aimer, puisque ne ai pas le pouvoir de ce. je suis bien conquis, mais je suis très loin du bien, parce que m'ont poussé à tel neguit que m'esglaien tristesse, peser et femme sans pietat. Vème Et vós, Amour, puisqu'avec tellement tellement de fort vous maître et vous sers, parce que vous trouve tellement esquerp? que maintenant me vous êtes en train de me lever la joie et maintenant me vous êtes en train de me revenir le goig, pour le que je subis plus que l'homme que agonise. Puisqu'avez enveloppe moi plein pouvoir, Amour, pietat, ne me faites mourir tellement souvent! VIème Dame, pour vós plus Amour tellement superb; et si me tue, de vós naît le motif. Pour ce voudrait vous proclamer falsa en la foi; mois qu'en vós falsedat ne dois pas penser qu'en y ait, mais de vós, dame gentille que me faites mal, ils dépennent maintenant mon coeur, et j'et mois bonnes chansons. VIIème Tellement à vous suis, dame plaisante et noble, que qun pire m'agissez, avec amour plus intègre, humil et sincère et fidèle vous supplie. |
L'information pour faire cet article s'a extrait des trobadors catalans avec son autorisation.