La Paix et Trêve de Dieu fut un mouvement social stimulé au siècle XIème comme réponse de la Église et des pagesos aux violences perpétrées pour les nobles feudals. Se peuvent envisager l'origine des Cours Catalanes.
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Pendant les siècles VIIIème, IX et X, aux comtés catalans, pareil qu'en d'autres places d'Europe, s'avait habité en un système social caractérisé pour la liberté des pagesos, propriétaires de la terre que cultivaient et pour la submissió des autorités -comtes, vescomtes et veguers- à la loi, contenue en un code écrit comme l'était le Liber Iudiciorum, une compilation du droit romà vigent à Hispània portée à terme au siècle VIIème pour ordre du roi visigot Recesvint. Jusqu'au siècle XIème, le Liber Iudiciorum a être en vigueur aux comtés catalans, à Provença, au Llenguadoc et au Royaume d'Asturies et Lion. Aux comtés catalans, c'est à dire, à l'ancienne Marque Hispànica, entre en 1020 et 1060 s'a subi la révolution feudal: une période de luttes à quoi est-ce que, enmig d'une violence sans frein, les nobles se rebel·laren contre les comtes afin de prendre la terre aux pagesos et les soumettre à servitude. Ce phénomène de la révolution feudal aussi s'a donné en d'autres places de l'ancien Empire carolingi: Normandia, le Laci , Llombardia, Provença, le Llenguadoc et, hors le àmbit franc, au royaume d'Asturies et Lion.
L'Église a réussi être vue pour les pagesos comme une garantie contre l'extorsió feudal en garantissant le droit de la sagrera, ço est, un radi de trente passes autour d'une église, espace que l'évêque delimitava solemnement en consacrant un bâtiment de culte, où ne se pouvait porter à terme rentre acte de violence, sous peine d'excomunió
Les sagreres, donc, delimitaven un espace protégé des violences feudals. Pourtant, pour assurer un climat de coexistence, il fallait aller au-delà, en établissant une autorité que interdît la pratique de n'importe quel type d'acte violent à tout partout du territoire. Celui-ci fut le but des assemblées de Paix et Trêve de Dieu, la première duquel, aux comtés catalans, il va avoir place à Toluges (Rosselló), le 1027 , sous présidence de la abat Oliba, en représentation de l'évêque Berenguer d'Elna, absent de la diòcesi parce que se trouvait en une peregrinació. En ce sínode, s'établit une série de dispositions: le devoir pour tous les habitants du comté de Rosselló et de la diòcesi de Elna de se abstenir de participer en des combats ou luttes, entre samedi et lundi pour ainsi pouvoir accomplir le precepte dominical, comme aussi s'il venait d'assaillir clercs, églises, biens propriété d'une église ou d'un monastère, ou personnes que se dirigeassent à une place de culte ou en revinssent. Pour les contraventors de ces devoirs et interdictions, s'établissait toujours la peine d'excomunió.
La célébration de cette assemblée de Paix et Trêve à Toluges, organisée pour pagesos et grandes hiérarchies ecclésiastiques est une conséquence de la crise du pouvoir comtal provoquée au Rosselló pour la révolution feudal; devant d'une forte escalade de violence portée à terme pour les clans nobiliaris du comté, altrament l'assemblée aurait résulté superflue, ses victimes -pagesos et ecclésiastiques- durent se réunir pour y trouver une solution ils mêmes, à cause de l'impuissance du pouvoir comtal, visible pour l'absence totale du comte Gausfred IIème (1014-1074), le maximum intituler de la potestas, en une réunion où s'agissait un thème capital de gouvernement comme était le de entretenir la paix -ço est, l'ordre public-.
L'abat Oliba, un ferm impulsor de ce mouvement pacifiste, il présida un nouveau sínode, à Vich le 1033 , où, à part d'augmenter les jours de trêve, que maintenant obtenait de jeudi à lundi, se tendait la protection aussi aux commerçants et à ces personnes que allassent à un marché ou en revinssent; et ainsi est allé en se consolidant le mouvement de Paix et Trêve, tendu aussi à Occitània, où, au siècle XIème, y avait le même problème de violences feudals; et ainsi trouvons concilis de Paix et Trêve à Nice, le 1041 , et à Narbona le 1032 , 1043 et 1054.
Au Pallars, les assemblées de Paix et Trêve échouèrent du tout; les hommes de Artau Et, comte de Pallars Souverain attaquaient principalement les sagreres et pendant les jours de trêve; pour reeixir, le mouvement pacifiste précisait l'implicació du pouvoir comtal. Pour ce, si à la première assemblée de Toluges, le 1027 , le comte y fut une figure absente, le 1041 , la seconde sínode célébré en ce village rossellonès se fit sous présidence du comte Gausfred IIème; cette tendance se cautionne, en spéciale à Barcelone, pendant la deuxième moitié du siècle XIème, où le comte Ramon Berenguer Et et sa femme Almodis ne seulement ratifièrent des décisions de Paix et Trêve, mais qu'aussi convoquèrent concilis de paix comme maintenant le de Barcelone le 1064 ou le de Gérone le 1068 , les dispositions des quals furent incorporées aux Usatges de Barcelone, un nouveau code légal que substituait le vieux Liber Iudiciorum, devenu obsolet arran de la feudalització; la Paix de Dieu, pour pouvoir triompher, il va devoir devenir Paix du Comte, et l'Église, en prévision de ce fait, toujours a regardé de se attirer les comtes, et ainsi, ses anatemes ou excomunions n'allaient pas jamais dirigés contre un comte ni contre sa famille, mais seulement contre les clans senyorials.
Si l'Église, avec les concilis de paix, il va réussir cautionner son prestigi et son autorité morale dedans de la société fut, en réalité, parce que le mouvement de Paix et Trêve, à l'encontre les apparences, il va être entrepris ne pas pour la clerecia, mais pour le village, tel comme le remarque Pierre Bonnassie, en signalant que, à Rosselló, les assemblées de paix et trêve de 1027 et 1041 se célébrèrent aux prats de Toluges, et ne pas à la cathédrale d'Elna; les ecclésiastiques, donc, ils accoururent au terrain des pagesos, et ne pas à l'inrevés. Secondes cette anàlisi, la Paix et Trêve était un mouvement populaire avec des potencialitats révolutionnaires de ne protester seulement contre la violence des clans nobiliaris, mais, en allant au-delà, remettre en question les pouvoirs établis, surtout la possession de grandes lots de terre pour aristòcrates laïques ou clercs, idée inadmissible pour les dirigeants ecclésiastiques adhérés au mouvement, très attachés au pouvoir comtal et nobiliari, comme était le cas de l'abat Oliba, ex-comte de Berga et frère des comtes Bernat Tallaferro de Besalú et Guifré IIème de Cerdanya. Ainsi donc, l'implicació des grandes hiérarchies eclesials en le mouvement de Paix et Trêve de Dieu consista à en neutraliser les potencialitats révolutionnaires, en intervenant la reconnaissance aux pagesos de droits essentiels, comme étaient les sécurités des sagreres et des biens et personnes des pobletans, mais sans remettre en question jamais le pouvoir nobiliari ni l'asserviment des pagesos; au capdavall, l'unique but des ecclésiastiques était défendre ses grands patrimoines territoriaux des attaques des messieurs, en intervenant l'arme spirituelle de l'excomunió, lequel, pour résulter efficace comme instrument d'exclusion sociale, il précisait que l'Église se gagnât le soutien du village.
Le pouvoir comtal a continué en utilisant la Paix et Trêve, limitadora des prerrogatives des clans nobiliaris à cause de son interdicció de la violence, pour affirmer son pouvoir, comme le fit Ramon Berenguer IIIème à Olèrdola (1108) et au comté de Cerdanya (1118), ou Ramon Berenguer IVème le 1134 , quand, pour garantir les privilèges attribués aux cavaliers du Temple, il présida une assemblée de Paix et Trêve juntament avec la arquebisbe de Barcelone Oleguer. Ainsi donc, l'assemblée de la Fondarella (1173) convoquée pour Alfons Et (Alfons le Cast) n'est pas mais la fin du procès de conversion de la Paix et Trêve en un instrument du pouvoir regi.
Alfons le Cast a obligé les barons et les castlans à ratifier les statuts de la Fondarella que, en consonància avec les origines ecclésiastiques de la Paix et Trêve, ils conféraient aux évêques une importante fonction jurisdiccional: la potestat de convoquer les têtes de famille pour combattre les malfactors, sans les doter pas, pourtant, de moyens coercitius. Pour ce, le roi a créé les vegueries, arrondisements gouvernés pour un veguer, nommé pour le monarque entre des personnes sans des relations familières avec les barons et castlans de la zone; et ainsi, il va se structurer la première administration locale de Catalogne. L'opposition nobiliària à un pouvoir monàrquic autoritari, mais qu'il n'apporte pas des territoires et je bondis aux aristòcrates, puisque, ni en son action à Occitània ni en son intervention à la Península Ibèrica, Alfons le Cast ne va pas réussir jamais rentre conquête territoriale comparable à la prise de Tortosa et Lérida pour Ramon Berenguer IVème, il va se traduire en un refus frontal aux statuts de Paix et Trêve. Le 1176 , ce fut assassiné le vescomte Ramon Folc IIIème de Cardona, un des partisans de la Paix et Trêve; acte suivi, à ses domaines s'y donna tel caos que l'abat de Cardona ne va pas pouvoir assister à un sínode à Urgell; aussi mourut violentament, le 1194 , le arquebisbe de Tarragona Berenguer de Vilademuls, défenseur, pareil que le vescomte de Cardona, de la Paix et Trêve, l'application duquel à Urgell, le 1187 pour le comte Ermengol VIIIème en suivant le conseil de Alfons le Cast, il avait échoué pour l'opposition des barons locaux.
À l'assemblée de Paix et Trêve de Gérone (1188), les magnats réussirent modifier les statuts de la Fondarella –de 1173- en imposant au roi la promise de nommer De de les Sauces à Tortosa et Lérida veguers uniquement catalans –le 1183 , Alfons le Cast avait confié le charge de veguer de Cerdanya-Conflent au noble aragonès Pedro Jiménez d'Urrea- ainsi, ils limitaient les possibilités du monarque de trouver des personnes alienes aux clans aristocràtics catalans à qui est-ce qui nommer veguer. Cet octroi, pourtant, il résulta insuffisant pour apaiser l'opposition nobiliària; le 1192 , il fallut publier à Barbastre les accords de Paix et Trêve de l'assemblée de Barcelone, où l'exigence aux barons de remarquer la paix se fondait en la législation des Usatges, en contrariant la position nobiliària manifestée en l'assemblée de Gérone le 1188 .
Les statuts de 1192 , les signèrent très pocs barons; pour ce, à l'assemblée de Barcelone (1198), Pere le Catholique (1196-1213) il fut en train de céder aux prétentions des magnats de circumscriure la portée de la Paix et Trêve uniquement au reialenc –possessions territoriales du roi-, en laissant de bande le senyoriu –zones en pouvoir des nobles-, il idée réaffirmée à la nouvelle assemblée de Barcelone (1200) et à la de Cervera (1202), où les nobles définirent la Paix et Trêve comme Paix du monsieur roi.
Cette opposition nobiliària à la Paix et Trêve se centra à rejeter la prétention du roi d'intervenir, comme arbitre, en les causes entre des messieurs et pagesos ou en les luttes entre vassalls d'un même monsieur, comme aussi d'exclure de la Paix –ço est, les déclarer proscrits- les participants en des guerres entre des lignées nobles; pourtant, à l'assemblée de Barcelone de 1200 , les magnats imposèrent l'exclusion de la Paix aux traîtres à son monsieur. Pour autre bande, la contestació aristocràtica s'a dirigé, en spéciale, aux nouveaux tributs comme étaient le bovatge , impôt en diner exigé enveloppe les couples de boeufs et d'autre type de bétail, et le monedatge , paiement au roi pour éviter que celui-ci, en usage de sa regalia, il altére la monnaie rebaixant-ne la loi, mais en en entretenant la valeur nominale. Ces tributs, avec prétention de se généraliser à tout Catalogne, compris les domaines senyorials, s'inscrivent en le contexte de la Paix et Trêve; ainsi, aux statuts approuvés aux assemblées de Elna (1156) et de Tarascó (1226, les juraments, outre obliger à servir les forces de l'ordre, aussi établissent le paiement de l'impôt de la paix. À Catalogne pendant le siècle XIIème, la sécurité de la propriété pagesa ou paix des bêtes, se garantie avec le bovaticum ou bovatge, le montant de , d'abord devait servir pour sufragar les armées chargées d'entretenir la paix et pour compenser les victimes de la violence; pour autre bande, la protection de la monnaie aussi s'inséra dedans de l'institution de la Paix et Trêve. Pourtant, secondes expose Thomas N. Bisson, les rois devinrent le bovatge , ou rachat à payer au monarque pour son engagement à entretenir la paix, en le premier impôt estatal de l'histoire de Catalogne, en le déviant, outre son propos initial; le 1188 , Alfons le Cast avait créé une milícia rurale basée sur les services obligatoires des fermes, et, à plus, une fort de paix comme était l'armée diocesà ne recevait pas pas une rémunération; pour autre bande, Pere le Catholique le 1197 imposa un bovatge à la diòcesi de Vich pour sufragar une expédition en réponse à la victoire sarraïna de Alarcos, avec lequel chose, comme fit après le 1211 pour affronter les coûts de la participation en la bataille de Las Navas de Toulouse; à Catalogne, donc, le rachat ou achat de la paix devint un impôt de guerre.
Le 1173, à la Fondarella, Alfons le Cast avait imposé le bovatge , que à Catalogne seulement avait un seul précédent, et encore douteux, à Cerdanya, lors de l'acquisition du comté pour Ramon Berenguer IIIème (1118). en en Remettant en question la légitimité, les nobles le rejetèrent, et à Gérone le 1188 , ils obligèrent Alfons le Cast à promettre de ne le revenir à exiger jamais plus; or, Pere le Catholique, n'en se sentant concerné pour la promise de son père, il réclama le bovatge en accédant au trône (1196).
Pendant le régné de Pere le Catholique, les relations politiques entre les nobles et le monarque sont venu aménagées pour la soutenue pénurie économique du roi. Pere le Catholique a dirigé une politique extérieure très coûteuse, les éléments les plus excellés duquel sont le cens anyal que, le 1204 , s'obligea à payer à la Sainte À il, et la campagne de Las Navas de Toulouse; pour autre bande, le roi était démesurément prodigue à cause de son extremada afecció au luxe et à la fête. Pour ce, Pere le Catholique va dilapidar presque tout le patrimoine royal, et, donc, en s'éloignant des directrius tracées pour Ramon de Caldes et Guillem de Bassa, il va revenir à parcourir au crédit empruntant des argent à magnats, lequel toujours exigeaient des contreparties politiques: se soustraire à l'action des veguers du roi, ou pouvoir agir comme des messieurs en ces domaines de la Couronne que le monarque avait gagé comme garantie des prêts.
Pour autre bande, ce ne étaient pas seulement les créditeurs du roi les uniques à se profiter de sa prodigalitat. La noblesse utilisait la pénurie économique du monarque pour en obtenir octrois. En une lettre datée à Gérone le 22 mars 1205, en un moment en què, comme toujours, il précisait de le argent, Pere le Catholique prometé de renoncer au bovatge et au monedatge, en satisfaisant ainsi les souhaits de l'aristocràcia et en attendant obtenir une compensació pécuniaire pour son octroi; or, comme que, pour une autre source, en ces mêmes dates, il va recevoir une importante somme d'argent en sortant ainsi du pas, le roi a pu se permettre de se faire enrere de la promise et ne promulguer la lettre de Gérone, lequel, pour ce, il ne va pas atteindre avoir vigència légale. En conséquence, le novembre de 1205 , Pere le Catholique a imposé un nouveau monedatge à Catalogne et Aragón, le 1207 un bovatge à l'assemblée de Paix et Trêve de Puigcerdà, le 1209 altéra subreptíciament la monnaie de Barcelone, le 1210 exigea un bovatge à Cerdanya et Rosselló, et le 1211 autrui pour costejar l'expédition à Las Navas de Toulouse. Ainsi donc, les magnats ne réussirent pas pas de supprimer les tributs du bovatge et du monedatge, mais, oui qu'ils obtinrent une conquête très importante: excepte lors d'accéder au trône, le roi, si voulait réclamer bovatge ou monedatge -tributs envisagés extraordinaires-, il devait le justifier devant les nobles réunis en assemblée, lequel, comme est normal, le profiteraient pour affirmer ses droits devant du pouvoir de la Couronne En ce conflit entre noblesse et monarquia habité à Catalogne pendant le dernier quart du siècle XIIème, comme que la position de l'aristocràcia fut la de défendre ses revendications ne pas pour la révolte armée, mais en négociant avec le roi dans le cadre des Assemblées de Paix et Trêve, s'y mirent les bases de la monarquia pactista bas-médiévale, avec le pouvoir absolu du roi freiné pour le développement des Cours -représentation des estaments du royaume-, dérivées de l'évolution des anciennes Assemblées de Paix et Trêve, auquel, à partir de la réunion de Barcelone de 1198, y participaient, juntament avec les nobles et les clercs, les représentants des villes de reialenc.
Les découpées imposées pour les aristòcrates à la Paix et Trêve, lequel, pourtant, il va devenir base de l'ordre public catalan, comme maintenant circumscriure-la à les domaines de reialenc -idée exposée à l'assemblée de Barcelone de 1198 et réitérée en des assemblées suivantes comme la de Barcelone de 1200 et de Cervera de 1202 - ont servi pour legitimar l'opressió des pagesos pour le régime senyorial, que la Paix et Trêve prétendait limiter; et ainsi, c'est aux dernières années du siècle XIIème que se mirent les bases légales pour définir l'estatus servil de la paysannerie -la condition de remença- vigent pendant toute le Bas Âge Moyen.