Ponç d'Ortafà (1170?-1246?) fut un trobador né à Ortafà, une vila rossellonesa près de Elna, ce trobador fut le monsieur d'Ortafà. Fils de Grimau d'Ortafà et de Brunisenda, il eut un frère dénommé Pere que fut ardiaca d'Elna. Seulement se conservent deux chansons à elles. Le début d'une d'elles souvient les comparaisons marineres que tellement fréquemment faisait servir Ausiàs March.
Enaissi comme la navires en mer, destrecha d'ondas e de vends, que s'et en étant tellement fort perilhar que selhs de dedans an grains turmens.
Une chanson en lequel le trobador, comme est fréquent en ce genre, se trouve totalement soumis à la dame, que souvent ne répond pas à cela que attend d'elle. En ce cas, à plus, Ponç d'Ortafà montre sa discreció: il n'explique pas à personne qui est-ce qui est la dame que a son coeur prisonnier.
Et Si ai perdu mon savoir qu'à penas sai où m'estau, ni sai d'où vend ni où allez, ni que·m fau le jorn ni·l être; e soi d'aital captinensa que ne velh ni posc dormir, ni·m plai habiter ni mourir, ni mal ni mouton ne m'agensa. IIème À pour pauc no·m desesper ou no·m ren monge Gisez, ou no·m met dedans une frau où on no·m pogues vezer. Quar trahitz soi en crezensa de sourcil qu'ieu plus dezir, que·m fait suspiran languir quar ni franh ma convinensa. IIIème Déjà jamais non cug joi avoir ni un jorn être doux, pos midons me à solatz brau ni me tour'en non caler. Ne sai où m'aia guirensa: comment plus ieu poids e cossir que·il pogues en grat servir, adoncs creis sain malvolensa. IVème À grand tortu me fai doler, qu'ieu sia pendut en enlève si déjà segui autr'esclave pos m'ac pris en sommeil pouvoir ni fis endreig lieis faillensa; mas seul aitan, son malbir, quar la craint e en oiseaux bien dire e quar lui port benvolensa. V Pour re no·m posc estener qu'ieu ne l'am te non la lau, quar la gensor qu'où mentau se, e non esprit e dis ver; ab que prezes penendensa des turmens que·m fai sufrir; e si's denhes devenir er accomplie sain valensa. VIN Ieu soi aissel que ne tensa ab sidons, ni ne m'azir, ni·m sai de rien enardir mas de son qu'à leis agensa. VII E soi sel que fai semensa, e sai celar e couvrir miels qu'autre drutz, e grazir qui·m fait secors ni valensa. |
Et Autant ai perdu mon savoir que à peine sais où suis, ni je sais d'où viens ni où vais, ni que me fais le jour et la nuit; et je suis de telle façon que ne veille pas ni je peux dormir, ni me plau habiter ni mourir, ni le mal ni le bien ne me plaisent. IIème Pour peu ne me désespère et me fais moine de Gisez, ou me mets dedans une afrau où personne ne me puisse voir. Parce qu'ai été trahi en la confiance de celle que plus souhaite, que me fait sospirant llanguir parce que rompt mon pacte. IIIème Déjà jamais pense goig avoir ni un jour être tranquille, puisque ma dame me donne agis porter et me méprise. je Ne sais pas où trouver guariment: comment plus pense et je réfléchis comme pouvoir la servir au se goût, aleshores grandit sain malevolència. IVème Avec grand injustícia me fait mal, que j'être pendu d'une poutre si j'ai suivi autre empreinte depuis qu'est-ce que m'a pris en son pouvoir et je n'ai pas commis de la faute contre elle seulement ce, ce vois, parce que la crains et goso en parler bien et parce que lui ai benevolència. V Pour rien ne me peux être d'aimez-la et la louer, parce que la plus gentille que se puisse dire se, et je ne mens pas et je dis de la vérité; avec qu'il prît penediment des turments que me fait souffrir; et se dignés penedir-se sériez perfecte sommeil valeur. VIème Je suis celui que ne dispute pas avec sa dame, et ne m'irrite, et solament sais atrevir-me à cela que à elle lui plaît. VIIème Et je suis celui que il est en train de semer, et je sais cacher et couvrir mieux qu'il rentre autre amant, et remercier qui est-ce qui me donne ajut et valença. |
L'information pour faire cet article s'a extrait des trobadors catalans avec son autorisation.