Un serventès est un style trobadoresc aménagé pour le contenu. Après la chanson est le genre le plus tendu. Se dénomme ainsi parce que se servait de la melodia d'une chanson. S'utilisait pour des raisons de temps, d'occasion en son apparition et parce que fût facilement souvenue pour tout le monde puisque le gens connaissait la musicienne et seulement lui fallait apprendre la lettre.
Le serventès est une poésie moralitzadora, d'attaque personnelle, d'attaque ou propagande politique, de reprensió des habitudes, etc. Les variants plus importants sont les suivantes:
Les serventès politiques sont importants pour connaître les attitudes de la Europe occidentale des siècles XIIème et XIIIème, pour exemple:
Ensuite un serventès de Guillem de Berguedà contre Pere de Berga:
Et Trop ai été sotz coa de mouton que non chantiei de ma dompna Ma Sogra, de la gensor que anc noiris en terre bocha e front t'huoils clairs e rizens E, foi qu·us dei, midonz, lo pros de Berga, t'acuoil gen e coindej't'héberge. II E ne.vous cuidetz q'ieu m'oblit lo cordon qe·m det l'autrier de sain gonella jaune, pour qe.l maritz t'eu·ns mesclem de gerra, don eu en ai faitz mains bos envazimens e mains assautz, don Mos Sogr'se dolens, e·m cuidet dar l'ostal de Na Ramberga: mieus fo·l gazains la nuoit, qui est-ce qui.s veut s'et perga. III E prière Ihesu q'colère ni mal ne.m don, ni gauch ni bien a·N Cogot de Savoga, tro qe·ns vejam plan en comb'ou ou en sierra rengat amdui ab totas nostras gens; e parr'adoncs cals se lo plus valens ni cals ferra mieills de sain Schirimberga, que non se jorns pour s'amour non la terga. IV Gen lui pausiei los corns le capironm que toute ren peut on dire mentre·is joga; te à le partir ac tel corneill'gauche que tornarai sains e sels e gauzens à la meillor e que se plus valens; e pour m'amour prière lui que non s'esperga, qu'eu vauc vezer lo roi navar part Lerga. V À Mon Sogre trametrai ma chansson, que par judieu q'iesca de synagogue; e porte la·m, qui est-ce qui no·t clef ou no·t sierra, tu, Montanier, e non estias lens, qe riran en cavalliers e sirvens: tel mil diront qu'Ihesus lo somerga; c'usqex dira q'ieu meillur t'enderga. VIN À vos m'autrei, bonne dompna de Berga: vos etz jusque aurs, e vostre maritz merga. |
Et j'ai été trop sous queue de moltó sans chanter de madona ma Sogra, de la plus gentille que jamais nourrit en terre bouche et front et yeux clairs et riants Et, pour la foi que vous dois, mon monsieur, la noble de Berga, et il accueille gentilment et il complaît et il héberge. IIème Et ne vous imaginez que je m'oublie du cordó que me donna l'autre jour de sa gonella jaune, pour le qual le mari et je nous mêlerons en guerre, à quoi est-ce que j'ai fait très bonnes assaillies et beaucoup de assalts, pour les quals mon Sogre est dolgut, et s'imagine me donner l'hostal de Na Ramberga: à moi fut le gain pendant la nuit, qui veuille y perde. IIIème Et je demande à Jesús que colère et mal ne me donne, ni goig ni bien à En Cogot de Savoga, jusque que nous verrons clairement en coma ou en sierra arrenglerats ambdós avec tous nostre gens; et se palesarà aleshores qui est-ce qui est le plus courageux et qui frappera mieux avec sain xirimberga, parce que n'il y a pas jour que pour son amour ne l'eixugui. IV Gentilment lui ai mis les cornes au caperó, que tout le monde peut le dire tandis que se joue; et en nous séparant eut tel cornella gauche que reviendrai sain et estalvi et joiós à la meilleure et que se plus valuosa: et pour mon amour lui supplie que ne se desficiï, que je vais à voir le roi navarrès enllà de Lerga. V À mon Sogre trametré ma chanson, que semble juif que sorte de synagogue; et portez-la, si personne ne te ferme ou te barre le pas, tu, Montaner. Et tu ne sois pas lent, parce qu'en riront le cavalier et le servent: mil d'ils diront que Jesús le plongea; et chacun dira que je mieux m'élevai. VIN À vós m'attribue, bonne dame de Berga: vós êtes or fin, et à vous mari merga. |
L'information pour faire cet article s'a extrait des trobadors catalans avec son autorisation.